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Bauxite : les travaux d’exploration relancés à Minim-Martap et Ngaoundal

Le ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique a annoncé que lesdits travaux seraient relancés en début de semaine par l’entreprise CAMALCO pour une durée de trois ans et des investissements de 6 milliards FCFA.

Le 17 septembre 2018, le ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique (MINMIDT) a annoncé une délégation à N’Gaoundéré dans la région de l’Adamaoua, pour procéder au lancement de la dernière phase de recherches qui précède le développement des gisements de bauxite dans les localités de Minim-Martap et de Ngaoundal.

Le démarrage des travaux d’exploration intervient deux mois après la décision du gouvernement de changer de partenaire dans le cadre de l’exploitation des gisements de bauxite dans lesdites localités. Le 11 juillet 2018 en effet, le gouvernement camerounais a signé trois licences d’exploration en faveur de la société CAMALCO, filiale de compagnie minière australienne Cayon Ressources. C’est elle qui va se charger d’explorer, et évidemment exploiter, ces mines, et non plus Cameroun Alumina Ltd.

La reprise des permis par CAMALCO, après deux ans de négociations avec les autorités camerounaises, implique de la junior-minière des investissements d’environ 6 milliards FCFA pour un cahier de charges étalé sur trois années. En prenant la suite de cette dernière, CAMALCO a la mission de boucler, en trois ans, les travaux de recherche sur ces sites miniers, de mener des études de faisabilité et autres travaux sur les chemins qui assurera le transit de la bauxite. Toutes choses qui vont préluder la phase d’exploitation proprement dite de cette ressource sur laquelle les officiels camerounais fondent beaucoup d’espoir. Les estimations officielles pour lesdits gisements parlent d’une capacité globale de production de 550 millions de tonnes de bauxite, faisant du Cameroun le deuxième potentiel sur le continent africain, après la Guinée Conakry.

Cameroon Alumina : la fin d’une odyssée

La tournure prise par les évènements marque véritablement la fin d’une histoire entre le gouvernement camerounais et l’entreprise autour de la bauxite de Minim-Martap et Ngaoundal. Selon diverses sources, cette rupture serait due à un blocage des négociations entre la partie camerounaise et CAL, entreprise née d’une joint-venture entre Hydromine (Etats-Unis), Dubal Alumina (Emirats) et Hindalgo (Inde). CAL n’aurait pas fourni toutes les études préalables définitives sur l’ensemble des composantes du projet, assorties d’un mobile financier intégré. Il est aussi révélé la fébrilité de Dubal Alumina à continuer d’investir dans ce projet.

Par ailleurs, l’histoire nous rappelle que l’intention d’Hydromine d’exploiter la bauxite du Cameroun et surtout les effets d’annonces sans suite n’étaient que des coups de bluff validés de temps en temps par certains dirigeants camerounais indélicats. Start-up américaine créée en 2004 dans le Delaware, Hydromine possédait déjà un permis d’exploration minière au Cameroun en 2005. A l’époque, l’entreprise n’a ni bureau, ni surface financière et encore moins une expertise minière, mais elle déclarait déjà des investissements d’environ 5 000 milliards FCFA.

La Rédaction EcoMatin

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