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29 milliards pour construire 14 postes de péages automatiques

La signature du contrat a eu lieu ce 18 mai entre le ministre des travaux du Cameroun et le Directeur général du Groupe Fayat à Paris.

300. C’est le nombre d’emplois que va générer l’exécution du projet d’automatisation de 14 péages routiers sur certains axes routiers au Cameroun. Le contrat de financement, de conception, d’équipement, d’exploitation et de maintenance a été signé ce 18 mai au cours d’une cérémonie simultanée en visioconférence entre le Ministre des travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi et Laurent Fayat, président Directeur général du Groupe Fayat. Le groupement Razel BEC-Egis Projects S.A adjudicataire du projet était également représenté à travers la société Tollcam, entreprise de droit camerounais constitué par ledit groupement.

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Selon le ministère des Travaux publics, les 14 postes de péage automatique à construire et les itinéraires des routes sont les suivants : Nsimalen (Yaoundé-Mbalmayo), Mbankomo (Yaoundé-Mbankomo) ; Tiko (Douala-Mutenguene) ; Edea (Douala-Edea) ; Boumnyebel (Edea-Boumnyebel) ; Nkometou (Yaoundé-Obala) ; Bayangam (Bangangte-Bafoussam) ; Bafia (Obala-Bafia) ; Mbanga (Douala-Mbanga) ; Manjo (Mbanga-Manjo) ; Bandja (Bafang-Bafoussam) ; Matazen (Bafoussam-Bamenda) ; Foumbot (Bafoussam-Foumbot) et Dschang (Dschang-Bamougoum).

Aligné sur le type Partenariat public-privé (PPP), ce contrat prend fin en 2039. Le montant de la mise en œuvre du projet est fixé  à 28,94 milliards de F CFA et une fois mis en service, les poste de péages automatiques devraient générer 7 milliards de recettes en 2021 et jusqu’à 53,59 milliards en 2039 sur la base d’un tarif unique de 500 F CFA. Pour sa part, l’Etat du Cameroun percevra 5,482 milliards en 2021 et  près de 49 milliards en 2039. D’après le Quotidien nationale bilingue Cameroon Tribune, la première phase de ce projet devrait démarrer dès ce mois de mai et sa mise en exploitation 1 an après. Sont concernés par cette première étape les péages de Mbankomo, Boumnyebel, Edea, Tiko, Mbanga, Nsimalen et Nkometou. Les 7 autres quant à eux connaîtront un décalage de 10 mois.

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S’agissant des infrastructures à construire, il s’agira précisément d’ « une plate-forme de péage de 50m de large ; des îlots séparateurs de voies de 2m de large ; des entonnements de 50m de part et d’autres de la plate-forme. Il est également prévu 14 bâtiments(R+1) d’exploitation ; trois centres d’entretiens à Tiko, Mbankomo et Bandja ; un centre d’exploitation et de maintenance à Mbankomo ; 42000 m2 d’aires de parking aménagés et espaces marchands dans l’ensemble ; une classification automatique des véhicules et un système de reporting des données » précise le journal dans son édition du 19 mai 2020.

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