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40 milliards de biens et services des entreprises détruits en zone anglophone

Selon un nouveau rapport du Gicam, dans pratiquement tous les secteurs d’activités, on relève des pertes des véhicules de transport, des destructions et dégradations des sites de production, des vols et saccages de matériels.

Le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) vient de produire une nouvelle étude sur l’impact économique de la crise anglophone sur l’activité des entreprises présentes dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest.  Concernant la destruction des infrastructures et des biens, dans presque tous les secteurs d’activités, on relève des pertes d’engins roulants (véhicules légers, véhicules utilitaires, camions, semi-remorques, etc.), des destructions et dégradations des sites de production, des vols et pillages de matériels, équipements et produits, indique le Gicam. Au 30 septembre 2019, apprend-on, le bilan partiel des pertes déjà subies par les entreprises formelles dans neuf secteurs d’activités se chiffre à près de 40 milliards de FCFA. La majorité des entreprises touchées sont issues du secteur agro-industrielles, en l’occurrence CDC, PAMOL, CTE, NDAWARA, et PHP.

Le groupement patronal rapporte qu’en raison de la nature de leurs activités qui s’étalent sur des hectares, ces dernières se retrouvent quasiment démunies face aux attaques et sont dans l’impossibilité de sauvegarder leurs actifs, surtout le matériel végétal. Les infrastructures de transport et de distribution de l’énergie (des entreprises) ont également été particulièrement touchées.  Par ailleurs, des entreprises consultées par le Gicam dans le cadre de l’élaboration du tableau de bord de l’économie, 86% d’entre elles annoncent que la crise dans ces régions a des répercussions négatives très importantes (50%), et importantes (36%) sur leurs activités.

Face à la crise, les entreprises, qu’elles soient installées dans ces régions ou pas, supportent également des charges supplémentaires dues aux mesures d’adaptation indispensables. Selon le Gicam, il s’agit notamment des charges de renforcement des mesures de sécurisation, des coûts de déplacement des équipements et d’adaptation des produits et services. Depuis trois années que dure la crise, l’estimation sommaire réalisée chiffre ces coûts à plus de 2 milliards de FCFA. Les villes-mortes, l’insécurité et les destructions diverses, l’arrêt des chantiers d’investissement public débouchent sur des manques à gagner importants en termes de chiffres d’affaires pour les entreprises. En se focalisant sur 10 secteurs d’activités uniquement, ces pertes sont estimées à près de 800 milliards de FCFA au bout de trois ans.

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