Conjoncture

74 véhicules en contrebande saisis par la douane camerounaise

Les engins non dédouanés ont été confisqués dans le cadre de la troisième phase de l’Opération Halcomi.

Le bilan des six premiers mois de la troisième phase de l’Opération Halcomi (Halte au commerce illicite) a été présenté vendredi 12 juillet à Yaoundé. C’était au cours de la deuxième réunion de coordination des services centraux et déconcentrés de la direction générale des Douanes (DGD). L’on retient qu’au cours de cette troisième phase, les services de contrôle de la douane camerounaise ont mis la main sur 74 véhicules de contrebande à travers le territoire nationale.

 L’Opération Halcomi a été divisée en 03 zones. Dans la première zone, concentrant les régions du Littoral, du Sud-Ouest, del’Ouest et du Nord-Ouest, 07 véhicules ont été saisis. Dans la zone 2, qui rassemble les Régions du Centre, du Sud et de l’Est, 11 véhicules sont tombés dans les filets des équipes de l’Opération Halcomi III. Dans la dernière zone, qui comprend les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, 54 voitures  circulant sans document de dédouanement  ont été confisquées.

Dans la même mouvance, la réunion des services centraux et déconcentrés de la DGD a permis de renseigner que  la troisième phase de cette expérience est une réponse à « la kyrielle de dénonciations et plaintes adressées au ministre des Finances en personne contre la concurrence déloyale et les risques de déliquescence subséquents des secteurs d’activités et entreprises requérantes. Notamment : la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) ; la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam) ; Association des producteurs des Oléagineux du Cameroun (Asroc) ; Tradex », a-t-on appris.

Par ailleurs, les services des  douanes font savoir que le bilan de cette opération en termes de droits compromis et amendes affiche un total général de neuf cent millions huit-cent-douze milles huit cent vingt FCFA (900 812 820). L’on note également l’interception de plusieurs autres produits frelatés en provenance du Nigéria et de la Guinée Equatorial. 10 275 sacs de sucres, 148 400 comprimés,100 18 sacs de riz, 21 592 téléphones, entre autres.

Ces inconduites créent une concurrence déloyale aux entreprises citoyennes qui paient normalement leurs taxes et aux industries locales dont les produits perdent leur compétitivité sur le marché. Ils ajoutent que ces dernières années, les chiffres d’affaires des industries locales connaissent des baisses inquiétantes, pendant que certaines entreprises ont simplement fait faillite. « Du fait de la baisse des activités de ces entreprises exerçants dans les industries et/ou dans la distribution, l’administration douanière se trouve handicapée de ses meilleurs contribuables avec pour corollaire la faiblesse des recettes douanières, notamment dans les secteurs de nos frontières terrestres », s’inquiète la douane camerounaise.

La Rédaction EcoMatin

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