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Affaire Glencore : Transparency International désavoue Akere Muna et assume ses échanges avec la SNH

Au Cameroun, l’affaire Glencore ouvre une nouvelle séquence avec le désaveu d’Akere Muna par l’ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption et la promotion de l’intégrité publique.

Publiée mercredi 11 mars 2026 à 13:38:06Modifiée mercredi 11 mars 2026 à 13:38:06Temps de lecture 3 minPar Albert AMOUGOU

Nathalie Moudiki a accueilli le président de Transparency International Cameroun, Maître Njoh Manga Bell, au siège social de la SNH à Yaoundé

Transparency International Cameroon (TI-C), filiale de l’ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption et la promotion de l’intégrité publique, a décidé de se désolidariser des déclarations du bâtonnier Akere T. Muna, fondateur de l’organisation, au sujet d’une collaboration avec la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). Dans un communiqué publié le 9 mars 2026 à Yaoundé, l’organisation affirme que les propos tenus le 5 mars par l’ancien vice-président de Transparency International « n’engagent en rien la responsabilité ni la ligne stratégique de la section nationale ».

Concrètement, TI-C précise que les déclarations de personnalités « n’exerçant plus de fonctions exécutives ou délibératives » au sein de l’organisation ne sauraient être assimilées à sa position officielle. Bien que fondateur de TI-Cameroon et figure historique de la lutte anticorruption du pays, l’organisation indique que les prises de position publiques Akere Muna interviennent aujourd’hui à titre personnel.

Procédures vs protocole

La clarification intervient après une déclaration publique d’Akere T. Muna, qui demandait des explications sur la réunion tenue le 26 février 2026 entre Transparency International Cameroon et la Société Nationale des Hydrocarbures, dans un contexte marqué par les procédures internationales liées au scandale Glencore. L’avocat affirmait ne pas avoir eu « connaissance ni de l’existence, ni du cadre, ni des objectifs, ni d’un éventuel financement d’une telle collaboration », appelant à la convocation d’une assemblée générale extraordinaire afin d’en publier les termes.

Lire aussi : En pleine affaire Glencore, le Cameroun sous la menace d’une radiation de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives

De son côté, TI-Cameroon indique avoir été « officiellement sollicitée par la SNH pour un diagnostic de gouvernance » et précise que toute collaboration avec une institution publique ou privée est « strictement conditionnée par le respect des protocoles de Transparency International garantissant une autonomie totale de jugement ».

Pour l’organisation, cette démarche s’inscrit dans une série d’interventions techniques menées auprès d’institutions publiques et d’entreprises afin d’évaluer leurs procédures de gouvernance. TI-C rappelle notamment des missions réalisées auprès de la Direction générale des Douanes à Douala, de l’Agence des normes et de la qualité (ANOR), de TRADEX ou encore de la Nachtigal Hydro Power Company. « La volonté de réforme manifestée par la SNH ne saurait en aucun cas interférer avec les procédures judiciaires en cours », indique l’organisation, qui affirme « exiger que toute la lumière soit faite sur l’ensemble des allégations de corruption » liées à l’affaire Glencore.

Lire aussi : Affaire Glencore : au Cameroun, la Conac joue la carte du mutisme perpétuel

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