elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Affaire Sitrafer/Bolloré : première victoire de Jacques Bimai contre Camrail

Les juges ont débouté la société de transport ferroviaire sur son action intentée contre la Sitrafer, portant sur l'assistance judiciaire obtenue par la Sitrafer auprès du Tribunal de grande instance du Wouri. Deux autres litiges en instance opposent les deux parties.

Publiée mercredi 4 novembre 2020 à 14:16:44Modifiée mercredi 4 novembre 2020 à 14:16:48Temps de lecture 5 minPar EcoMatin

unnamed (5)

Prévu pour le 1er septembre 2020, puis renvoyé au 6 octobre 2020, l'un des procès entre la Société internationale des travaux ferroviaires (Sitrafer) contre la Cameroon Railways (Camrail) pour non-respect des clauses contractuelles a finalement livré son verdict ce 3 novembre 2020 au Tribunal de grande instance du Wouri (Tgi). La collégialité statuait sur l'assistance judiciaire sollicitée et obtenue par la Sitrafer auprès du Tribunal de grande instance du Wouri. L'une des trois affaires litigieuses qui divise ces deux parties. Dans son jugement, le Tribunal de grande instance du Wouri a décidé «à l'unanimité de ses membres», de déclarer la requête de la société Camrail, «non recevable en la forme et au fond». Les juges rejettent par ailleurs ladite requête, l'arguant «non justifiée».

Lire aussi : Affaire Camrail/Sitrafer : le procès renvoyé à cause des inondations

Sur l'assistance judiciaire obtenue par la Sitrafer par saisine de la Commission d’assistance judiciaire du Tribunal de grande instance du Wouri, Camrail sollicitait l’annulation de la décision attribuant une assistance judiciaire totale à Jacques Bimai et à la Sitrafer. Pour corroborer ses allégations, la partie demanderesse a produit, lors de la première audience y relative, le certificat de propriété N° 144//2020/CP/MINDCAF/DDDCAF/CF/NK obtenu auprès du conservateur foncier de Yabassi, dans le Département du Nkam. Ce certificat de propriété sur le titre foncier N°732/NK est présumé appartenir à Jacques Bimai et Manibem Samuel Rochlias, en copropriété: «l’immeuble rural non bâti situé à Yabassi au lieu-dit Nkolmbong, d’une superficie de 01ha 09a 79ca, appartenant en toute propriété à Monsieur Manibem Samuel Rochlias, étudiant né le 04 Septembre 1978 à Monadja, fils de Matoun Pierre et de Ngo Ilouga Hermine, demeurant à Douala et en indivision avec Ilouga Charles Noël – Bimai Jacques, tous de nationalité camerounaise », mentionne le titre. 

En réalité, Camrail envisageait faire tomber cette assistance judiciaire en prouvant la capacité de Jacques Bimai à mobiliser les frais de justice qui s'élèvent à 1.500.000.000 de F.CFA environ. Défendus par Maîtres Charles Tchoungang, l'ex-bâtonnier de l'Ordre des avocats du Cameroun, Georges Engono, Emmanuel Tang,  Clément Nakong, et Serges Bakoa, la Sitrafer et Jacques Bimai ont réussi à faire tomber la demande du concessionnaire ferroviaire. Passé ce premier round, le rocambolesque dossier Sitrafer/Camrail se poursuit néanmoins. Découlant du litige vidé ce 3 novembre 2020, un second contentieux est pendant. Il porte, au pénal, sur les supposés faux documents ayant été signés par le conservateur foncier de Yabassi, malgré les bordereaux analytiques qui retracent la filiation complète des individus ayant sollicité une immatriculation foncière. Jacques Bimai a ainsi saisi le Tribunal pour «faux et usage de faux, faux en écriture» contre Camrail.

Lire aussi : Sitrafer/Camrail : la bataille juridique pour l’entretien du chemein de fer se poursuit au pénal 

Principale affaire de ce package judiciaire, le litige intenté par l'Administrateur Directeur général de la Sitrafer pour non-respect des clauses contractuelles. Une action en responsabilité civile contre Camrail pour faute dans l’exécution du contrat la liant à Sitrafer. Cette brouille entre partenaires tire sa source de 2008, après la signature de la Convention de concession entre l’Etat du Cameroun et Camrail, suivie de l'entrée en vigueur de l’Avenant N°2 de ladite convention qui prévoyait au profit de Camrail, un financement de la Banque mondiale obtenu par l'Etat du Cameroun, pour la réhabilitation des infrastructures ferroviaires du Cameroun, période 2009-2020 (renouvellement des axes Batchenga-Ka’a, Douala-Yaoundé, réhabilitation des ouvrages d’art, sécurisation des passages à niveau, signalisations, énergie et télécommunications etc....). Une aubaine pour plusieurs petites et moyennes entreprises et sociétés camerounaises, dont Sitrafer. Malheureusement, cette dernière dirigée par Jacques Bimai, sera déclarée inéligible sur les marchés à exécuter. Aux Motifs que, d'après Camrail, maître d’ouvrage délégué desdits projets, Sitrafer est une société publique dépourvue d'autonomie juridique et financière. Dans le même argumentaire, la Sitrafer dont la gestion ne relevait pas des principes du Droit commercial, bénéficiait d'un soutien régulier de l'Etat du Cameroun. Des accusations graves portées contre la Jacques Bimai et ses associés.

Lire aussi : Transport ferroviaire : le Comifer réceptionne 13 ponts entièrement réhabilités

L'Administrateur Directeur général  de la Sitrafer rejettera d'ailleurs en bloc les prétentions de Camrail. Soutenant que son entreprise n’a jamais bénéficié d'un statut d'entreprise publique ou parapublique. Dans la foulée de ce bras de fer, Jacques Bimai soupçonnait des manœuvres de Camrail visant à attribuer des marchés à China railways, une entreprise chinoise spécialisée dans l'ingénierie ferroviaire, ainsi qu'à des sous-traitants locaux dont l'expertise est méconnue du secteur. La brouille entre la Sitrafer et la Camrail atteindra son paroxysme lors de la rupture en 2019 par Camrail, d'un contrat de services signé avec la Sitrafer pour les travaux de voie entre Bonabéri et Souza. Une rupture de contrat jugée «unilatérale et abusive» par Jacques Bimai.  Les prétentions financières en dommages-intérêts de l'Adg de la Sitrafer contre la Camrail s'élèvent à environ 1 milliard de FCFA. A suivre. 

Lire aussi : Catastrophe d’Eseka : que sont devenues les conclusions du rapport d’enquête ?

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Affaire Sitrafer/Bolloré : première victoire de Jacques Bimai contre Camrail
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

AGROPAGBusiness et EntreprisesGabon : l’État place une société agricole sous administration provisoire après l’échec de sa dissolutionLe gouvernement lui accorde 90 jours pour sécuriser ses actifs et auditer sa situation, tandis que les deux structures cumulent des arriérés de salaires.il y a 43 minutesEpremiummobile-money.jpg1_Business et EntreprisesCEMAC : le mobile money brasse 44 000 milliards FCFA en 2025 et génère 47 milliards de bénéfices aux opérateursL'essor des paiements numériques, désormais utilisés bien au-delà des simples transferts d'argent, s'accompagne d'une forte amélioration de la rentabilité des opérateurs.il y a 5 heuresCamcisBusiness et EntreprisesNumérisation des douanes : Campass Plc éjecte le Sud-coréen YDK et porte son capital à 6 milliards FCFALe gestionnaire du système d'information de la Douane camerounaise a engagé un grand ménage dans l'actionnariat de la société technologique et une recapitalisation massive pour tourner la page d'un contentieux vieux de près d'une décennie.il y a 8 heuresPhoto d'ensemble de la cérémonie de signature du partenariatBusiness et EntreprisesPartenariat : Orange Cameroun et Instrumelec s'unissent pour la solarisation des Orange Digital Centers du Cameroun​La cérémonie de signature du MOU s’est tenue ce jeudi 8 octobre 2026 à l'ODC de Douala. Une collaboration qui exprime la détermination de l'opérateur des télécommunications à assurer la continuité énergétique des infrastructures numériques grâce à la solarisation.il y a 11 heuresEpremiumWhatsApp Image 2026-10-08 at 13.13.05Business et EntreprisesTélécoms : de Dakar à Casablanca, comment l’Afrique devient une machine à profits pour OrangeAlors que ses marchés historiques stagnent, Orange réalise en Afrique et au Moyen-Orient sa plus forte croissance, avec des marges qui progressent encore plus vite que les ventes. Une dynamique que le groupe veut prolonger, au prix de plus de 5 milliards d'euros d'investissements d'ici 2028.​ Le décryptage de EcoMatin.il y a 1 jourEpremiumblog11Transport et LogistiqueTransport routier : plus de 126 000 attestations d’assurance vendues par des intermédiaires clandestins au Cameroun en 2025Des dizaines de milliers d’automobilistes camerounais passent encore par des vendeurs d’assurance non autorisés. Le Minfi a recensé 126 112 attestations commercialisées par des intermédiaires clandestins en 2025, dans un marché où les autorités multiplient désormais contrôles et outils numériques pour assainir la distribution. il y a 2 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Banques et Microfinances : la COBAC prononce 93 sanctions et écarte 11 dirigeantsil y a 4 jours2Banques : Afriland constitue son nouvel état-major pour la conquête de l’Afrique centraleil y a 1 semaine3Pétrole : pourquoi un baril rapporte 31 dollars au Gabon contre 90 dollars au Camerounil y a 1 semaine4Boissons du Cameroun : les actionnaires valident la fusion-absorption de Guinness Cameroonil y a 4 jours5Youssoufa Bouba : le banquier de l’ombre qui fait briller Afrilandil y a 1 jour6Cameroun : Perenco prépare le retrait de son unité flottante d’Eboméil y a 3 jours7Cameroun : l’actionnaire majoritaire de Camrail cumule 300 millions FCFA de pertes depuis 2019il y a 1 semaine8Port de Kribi : le poisson congelé devient le 2e produit importé, porté par Congelcamil y a 4 jours9Tchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jouril y a 1 semaine10CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 8 heures
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.