Quelques semaines après sa rupture avec Fitch Ratings, consécutive au reclassement de ses obligations en catégorie spéculative, Afreximbank a bouclé le plus important emprunt syndiqué de son histoire, levant 2 milliards de dollars sur trois ans auprès de 31 prêteurs internationaux.
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L’opération, finalisée le 9 mars et annoncée le 30 mars, porte sur 1,73 milliard de dollars et 228 millions d’euros. Initialement calibrée à 1,5 milliard de dollars, elle a finalement été relevée après une forte demande des investisseurs, les engagements ayant atteint 2,36 milliards de dollars, signe d’une confiance intacte des marchés dans la signature de l’institution panafricaine. Les fonds serviront au refinancement de facilités existantes ainsi qu’aux besoins généraux du groupe, a précisé la banque basée au Caire. L’opération a été coordonnée par Mashreqbank, MUFG Bank et Standard Chartered, qui ont agi en qualité d’arrangeurs principaux et teneurs de livres.
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Au-delà du refinancement, cette levée record prend une portée symbolique particulière. Elle intervient dans le sillage de la décision d’Afreximbank de mettre fin à sa relation avec Fitch, après que l’agence a estimé que certains prêts souverains, notamment au Ghana et à la Zambie, devaient être traités comme des expositions à risque ordinaires et non comme relevant du statut de créancier privilégié revendiqué par la banque. En réussissant à attirer 31 prêteurs répartis entre l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Afrique, l’institution dirigée par George Elombi envoie ainsi un signal clair : sa capacité d’accès aux marchés internationaux reste solide malgré les interrogations des agences de notation.

