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Agriculture, eau, numérique : la Hongrie va accorder un prêt de 98,3 milliards de Fcfa au Tchad

En dehors de développer les secteurs concernés par ce financement, cet appui hongrois se positionne comme une nouvelle opportunité devant permettre de densifier les relations bilatérales entre le Tchad et la Hongrie.

Publiée vendredi 13 septembre 2024 à 10:33:40Modifiée vendredi 13 septembre 2024 à 10:33:48Temps de lecture 2 minPar Cindy MBALA BETINE

Le président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno a récemment effectué une visite officielle à Budapest en Hongrie. Visite durant laquelle il a rencontré à deux reprises le Premier ministre hongrois Viktor Orban et qui a été sanctionnée par la signature d'une convention de prêt de 150 millions d’euros soit 98,3 milliards de Fcfa entre les deux Etats, pour le financement de projets dans les secteurs de l’agriculture, l’industrie alimentaire, l’approvisionnement en eau et la numérisation. La Hongrie a aussi choisi d’appuyer le pays sur le plan humanitaire avec une somme de 1 million de dollars pour l’amélioration du système de santé, via son initiative Hungary Helps.

Le choix des secteurs cités n’est pas anodin. Par exemple, le secteur de l’agriculture, qui joue un grand rôle dans l’économie tchadienne, contribue à 23% du Produit intérieur brut du pays dont 20% proviennent de la production vivrière et 3% de la culture de rente, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Deuxièmement, il emploie les 2/3 de la population dont la moitié correspond aux femmes. Levier économique du Tchad, le segment agricole reste toujours sous financé. Selon le document intitulé "Pacte national pour l’alimentation et l’agriculture au Tchad’’, la part relative aux dépenses de développement rural par rapport au budget national a reculé à 7%, malgré une croissance absolue des dépenses budgétaires dans le secteur.

Lire aussi : Scandale du Radisson Blu de N’Djamena : le Belge Luc Bertrand, PCA de la société CFE auditionné pour soupçon de corruption au Tchad

Les dépenses de développement rural, elles représentent 1,7% du PIB. Ce qui se traduit sur les investissements publics et privés qui restent insuffisant pour stimuler les maillons de la transformation et de la commercialisation des produits alimentaires. Indiquons que les principales cultures produites au Tchad sont le mil, sorgho, maïs, bérébéré et les cultures maraichères. Le secteur de l’eau est aussi confronté à plusieurs difficultés. Parmi lesquels, la disponibilité de la ressources. Ce n’est pas tout le monde qui a accès à de l’eau potable. Pour pallier à cette situation les populations concerné se rabattent sur l’eau du puit. Ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé.

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