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Agro-alimentaire: Socapalm investit 150 milliards en vingt ans

L’entreprise qui a globalement bien résisté à la Covid-19, produit aujourd’hui 40% de l’huile de palme consommée au Cameroun.

La Société camerounaise des palmeraies (Socapalm), célèbre cette année le vingtième anniversaire de sa privatisation, survenue dans les années 2000. Acteur de la filière oléagineuse camerounaise, la Socapalm a alors entrepris dans le cadre de son développement, de procéder à des investissements pour renforcer sa place dans le secteur. C’est ainsi que depuis son rachat, par le Groupe français Socfin, 150 milliards de FCFA ont déjà été investis par l’entreprise. Les objectifs visés par ces investissements étant d’améliorer les structures de production, étendre les moyens de communication, rénover les parcs immobiliers et soutenir les populations riveraines.

Dans le cadre de la modernisation des infrastructures, en plus des cinq autres huileries déjà construites à Mbongo et Edéa dans la Sanaga maritime, à Eséka dans le Nyong-et-Kelle, à Dibombari dans le Moungo, ainsi qu’à Kienké dans l’Océan, la Socapalm s’est dotée en 2012 d’une nouvelle huilerie de 30 tonnes/heure dans la localité de Mbambou. Toutes choses qui ont lui ont permis d’augmenter sa capacité de production. Cette dernière est passée de 62 266 tonnes en 2000 à 140 349 tonnes en 2019. Ceci a été possible via une optimisation du rendement via un programme continue de régénération des palmeraies. Lesquelles s’étendent sur une superficie totale de 34 651 hectares répartis entre ses  six sites.

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Dans le cadre de sa responsabilité sociale d’entreprises, la Socapalm emploie près de 5200 travailleurs et a mis à disposition de ces derniers et de leurs familles sur chacun de ses sites, des centres de santé. Ceux-ci permettent aux travailleurs et à leurs familles de bénéficier d’une prise en charge médicale gratuite. Les soins externes ne pouvant pas être effectués dans ces structures sont pris en charge à 80%. Au total, environ 14 000 personnes bénéficient de la prise en charge médicale de l’entreprise. Toujours sur ce volet, l’entreprise a entrepris depuis 2017, un vaste plan de construction et de rénovation pour une durée de huit ans. A cet effet, 600 logements ont déjà pu être construits ou rénovés, et le programme se poursuivra pour les quatre prochaines années.

Rappelons que la Société camerounaise des palmeraies voit le jour en 1968. Elle fait partie des quatre entreprises cotées à la Bourse des valeurs mobilières (Bvmac). Elle intègre celle-ci le 7 avril 2009 en procédant à une augmentation de son capital par appel public à l’épargne. D’un capital social de 45,7 milliards de FCFA, son actionnariat est détenu  à 57% par Palcam à 3% par Socipalm (Société civile d’investissement du palmier), 23% par l’Etat du Cameroun et 17% par des actionnaires boursiers.

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Filière oléagineuse

Selon les statistiques du ministère du Commerce, sur la filière oléagineuse, c’est au sein de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) formée par les entreprises SCR Maya et Cie, Azur S.A, Sodecoton, SCS/Rafca, Spfs (Société des palmerais de la ferme Suisse), CCO S.A. et Saagry (Société du groupe agro-industrielle du Groupe Youssa), que sont produites 95% des huiles végétales vendues localement ; avec une capacité nationale de production d’huile de palme brute faible de 370.000 tonnes. Les statistiques évaluent à 360 000 tonnes la production d’huile de palme brute par an, pour une demande industrielle des agglomérées à près de 1,2 million de tonnes. Avec la survenue du Covid-19, l’Asroc a indiqué que le secteur connaît actuellement un déficit 160 000 tonnes d’huile de palme brute dans les industries de première transformation.

Le secteur de la transformation de l’huile de palme rapporte à l’Etat plus de 100 milliards de FCFA par an, au travers la commercialisation à l’étranger de produits que sont : les savons, détergents, huiles végétales, margarines etc.

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Covid-19 : la Socapalm résiste

C’est depuis le 6 mars 2020, que le premier cas de Covid a été détecté sur le sol camerounais. A cet effet, le gouvernement tout comme les entreprises ont mis en place des dispositions pour freiner l’évolution du virus. Du côté de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), le top management a engagé en internes des actions telles que : la distribution de masques réutilisables, la distribution de stations de lavage des mains,  les multiples sensibilisations auprès des travailleurs et populations villageoises, la distribution d’équipements de protection individuelle aux équipes médicales.

Sur le plan national, au mois d’avril, la filiale du Groupe Socfin avait contribué à hauteur de 50 millions de FCFA au Fonds national de lutte contre le Coronavirus au Cameroun, crée par le président de la République le 31 mars 2020.

La  pandémie du Covid a été une aubaine pour la Socapalm durant le premier semestre 2020. Selon les résultats semestriels que vient publier le Conseil d’administration dirigé Michel la structure enregistre un chiffre d’affaires de 40,03 milliards de FCFA, contre 36,92 milliards à la même période en 2019. Soit une augmentation de 3,117 milliards (8,44%). Ce qui s’explique par : « un marché très concurrentiel avec l’arrivée  de nouveaux acteurs ainsi qu’une progression de 9,7% de la production en huile brute passant de 97 00 tonnes à 106 473 tonnes. La production des amandes de palmistes a aussi évolué positivement passant de 19 641 tonnes  fin juin 2019 à 21 516 tonnes à fin juin 2020», indique le conseil d’administration.

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Les résultats des activités avant impôts ont également connu une augmentation de 12,46% soit 14,48 milliards contre 12,87 milliards en 2019. La tendance haussière sera la même du côté du résultat net après impôts qui se chiffre au cours de la période sous revue à 9 milliards contre 7,96 milliards en 2019.

Du côté du stock d’huile, les performances de la Socapalm sont plutôt en baisse de 3,54% soit 24 923t en 2020, contre 25 839t l’année dernière. L’entreprise attribue ce bilan à «la conjugaison d’amélioration de techniques agricoles et industrielles, d’une maîtrise des coûts de production ainsi que de facteurs climatiques ». 

Pour le groupe tout entier constitué de Spfs Palm’or (Société des palmeraies de la ferme Suisse), qui produit la marque d’huile végétale Palm’or, et Camseeds, on enregistre un chiffres d’affaires consolidé de 40,85 milliards, contre 37,49 en 2019, soit une hausse de 8,96%. Le résultat des activités avant impôts pour sa part se chiffre à 14,09 milliards, le résultat net après impôts s’élève à 8,46 milliards.

Lire aussi : Agro-industrie : la Socapalm la filiale de Socfin la plus rentable d’Afrique au 1er trimestre 2019

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