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Agro-industrie : la Socapalm, la filiale de Socfin la plus rentable d’Afrique au 1er trimestre 2019

Selon les résultats publiés par la Luxembourgeoise Société financière des caoutchoucs (Socfin) au terme du premier trimestre 2019, sa filiale, la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) est la plus rentable d’Afrique au cours de la période sous revue.

C’est une performance à saluer au regard du contexte sécuritaire de la zone d’exploitation de cette agro-industrie. La Société camerounaise de palmeraies  (Socapalm)  reste néanmoins la filiale  de la Luxembourgeoise Société financière des caoutchoucs (Socfin), la plus rentable d’Afrique.  Dans les détails,  (Socapalm) affiche un résultat net de 8 898 millions € (près de 6 milliards de FCFA). En deuxième position, on retrouve la filiale nigériane Okomu avec un résultat net de 4 133 millions € (près de 3 milliards de FCFA). Le Cameroun revient au classement en troisième position avec la filiale dénommée Société africaine forestière et agricole du Cameroun (Safacam) qui affiche un résultat net 1 090 millions € (environ 713 millions de FCFA). Les filiales ivoiriennes SOGB et SCC suivent avec respectivement 926 000 € (environ 606 millions de FCFA) et 841 000 € (550,8 millions de FCFA). En Afrique de l’Ouest, les filiales de Socfin sont déficitaires : -2 258 millions € (chiffre négatif de près 1,5 milliard de FCFA) pour LAC & SRC (Libéria) et –2 204 millions € (chiffre négatif de 1,4 milliard de FCFA) pour SAC (Sierra Leone).


>> Lire aussi – Huile de palme: le déficit de production du Cameroun se creuse à 700.000 tonnes


Les performances haussières de la filiale camerounaise Socapalm, explique Socfin, peuvent être liées au ralentissement de la production et l’accélération de la consommation en Inde et en Chine notamment qui ont entraîné une baisse des stocks. Ce qui a permis une remontée substantielle des cours qui ont atteint les 570 USD/tonne à la mi-février. Dans le même temps, la hausse des cours du pétrole a favorisé une hausse de la consommation d’huile de palme pour la production de biodiesel en Indonésie notamment. Cependant et en dépit de ces nouvelles encourageantes, Socfin indique qu’un sentiment négatif a dominé sur les marchés et les cours de l’huile de palme sont repartis à la baisse pour se rapprocher des 500 USD/tonne à la fin avril. Ce qui n’est pas de bon augure pour le prochain trimestre.

Déjà en 2018, l’année 2018 avait été bonne pour la (Socapalm). En effet, selon  Socfin, sa filiale a obtenu un résultat net de 17,370 millions d’euros (soit 11,3 milliards FCFA) en 2018, contre 15,707 millions d’euros (10,2 milliards FCFA) en 2017. «Ces performances à la hausse de Socapalm étaient prévisibles, expliquait-on car, au premier semestre 2018, l’entreprise entrevoyait déjà la vente de la totalité de sa production. De fait, le stock d’huile de palme brute de la Socapalm  à vendre était passé de 16 481 tonnes au 30 juin 2017 à 30 959 tonnes au 30 juin 2018, soit une augmentation de 87,8%, pouvait-on lire dans le quotidien le jour en kiosque le mercredi 10 avril 2019.

C’est une véritable performance réalisée par la  filiale camerounaise de Socfin qui a dépassé ses propres objectifs. «Car, ce chiffre est de 100,450 millions d’euros (65,79 milliards FCFA) en 2018, contre 62 milliards FCFA initialement prévus», précisait notre source. La production de Socapalm était de 135 642 tonnes en 2018 contre 118 840 tonnes d’huile de palme brute en 2017.

La Rédaction EcoMatin

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