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C’est l’une des raisons qui ont conduit à l’interdiction des importations de sucre en 2018 et plus récemment, le 09 mai 2019, à l’organisation de cette session de travail à Garoua. La région du Nord représentant un territoire commercial « très important pour la Sosucam de par sa multitude de consommateurs », selon Jean François Ntsama, le directeur Marketing de la Sosucam qui présidait les travaux de Garoua, est particulièrement vulnérable de par sa situation géographique. Le 29 avril dernier, le secteur des Douanes de l’Extrême-Nord, dans le cadre de la phase II de l’opération II Halte au commerce illicite (Halcomi) mise sur pied par le ministère des Finances, a annoncé, avoir saisi 25 tonnes de sucre de contrebande en provenance du Nigeria. Moins de deux semaines plus tôt, les agents de la Douane camerounaise ont mis la main sur 15 autres tonnes importées frauduleusement de ce pays voisin. Et à chaque période du Ramadan – du 05 mai au 04 juin prochain -, période au cours de laquelle la demande est forte au niveau de la communauté musulmane, les services de la Douane ont souvent du mal à contenir les assauts des contrebandiers, du fait de la porosité de la frontière terrestre entre le Cameroun et le Nigeria – près de 1700 kilomètres.
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Cette session également organisée dans les villes de Douala et Yaoundé quelques jours plus tôt, devrait donc permettre aux douaniers dans le cadre de leur travail, de distinguer « un produit qui provient effectivement de la Sosucam dans la forme et le contenu, d’un sac qui a été imité ou qui provient effectivement de la Sosucam, mais avec un produit reconditionné à l’intérieur ». Rappelons que la Sosucam est leader du marché camerounais du sucre (70% de couverture), avec une capacité de production moyenne de 130 000 tonnes par an, grâce à une superficie agricole actuelle de 25 000 ha.









