L’entreprise agroalimentaire Nestlé prévoit de supprimer 16 000 emplois à travers le monde sur la période allant jusqu’en 2027. L’annonce faite le jeudi 16 octobre 2025, devrait permettre, selon Philipp Navratil le Directeur Général, d’économiser 3 milliards de francs suisses. « Nous évoluons et allons simplifier notre organisation et automatiser nos processus. À cette fin, nous prenons la décision difficile, mais nécessaire, de prévoir de réduire nos effectifs à l’échelle mondiale au cours des deux prochaines années. Nous le ferons dans le respect et la transparence », a-t-il déclaré dans un post publié sur son compte LinkedIn.
La suppression de 16 000 emplois devrait impliquer environ 12 000 bureaux et 4 000 chaînes d’approvisionnement perturbées. Il faut noter que cette vague de licenciements à l’échelle mondiale a des chances de toucher l’Afrique, où le géant agroalimentaire compte près de 12 000 employés dans l’ensemble des 54 pays que compte le continent. Même si la répartition géographique des postes à supprimer n’est pas encore connue, elle est étroitement liée à une performance dégradante observée sur les neuf derniers mois. Selon les informations du patron du groupe agro-alimentaire suisse, les ventes totales déclarées ont atteint 65,9 milliards de francs suisses (-1,9 %) et les mouvements de change ont eu un impact négatif de 5,4 % sur l’activité économique sur la période.
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Dans le but d’élargir le portefeuille de Nestle, le nouveau DG entreprend plusieurs autres démarches. Les investissements à grande échelle se feront dans les opportunités de rendement les plus élevées, les entreprises individuelles seront régulièrement évaluées (potentiel de croissance et rendements). Philipp Navratil prévoit également de simplifier l’organisation, automatiser les processus et miser sur une culture de la performance, où la victoire est récompensée. Une vague de clauses pour restructurer le système de production, réduire les coûts opérationnels et renforcer la croissance interne de l’entreprise.
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Par Danielle Noah

