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Alliance Nigeria-Cameroun pour booster les prix du cacao

L’annonce a été faite par Sayina Riman, président de l’Association nigériane de cacao (CAN) et vice-président de l’Organisation mondiale des producteurs de cacao (WCPO).

Le vice-président de l’Organisation mondiale des producteurs de cacao (WCPO) a déclaré à l’agence de presse Reuters que le Nigéria prépare une alliance  avec le Cameroun pour booster les prix du cacao. L’objectif est de parvenir à une meilleure prime des producteurs. Le plan proposé par le Nigéria, quatrième producteur mondial de cacao, fait partie de la volonté des producteurs d’Afrique de l’Ouest (Cote d’Ivoire, Ghana) et d’Amérique latine de tenter de remédier au déséquilibre perçu entre les revenus des agriculteurs et les revenus des grands négociants en matières premières. La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui représentent près des deux tiers de la production mondiale, ont imposé un « écart de revenu vital » fixe de 400 dollars par tonne (environ 200 000 FCFA) sur tous les contrats de vente de cacao par chacun des deux pays pour la campagne 2020/2021.


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« Nous discutons avec le Cameroun pour voir si nous pouvons former un bloc régional et obtenir un meilleur prix chez les acheteurs qui connaissent la qualité de nos fèves », indique Sayina Riman. D’après lui,  les représentants du secteur privé devraient échanger, ce mois d’octobre, avec le gouvernement fédéral pour établir un plan d’action, avant que celui-ci ne s’engage dans des discussions avec les autorités camerounaises. Les deux voisins comptent actuellement pour 10 % de la production mondiale. Leur alliance, apprend-on,  pourrait doubler leur récolte sur les 5 prochaines années.


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En attendant ce plan d’action, il faut dire que côté camerounais, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, s’est déjà particulièrement montré virulent à ce sujet devant les acteurs du commerce international de la fève.  En avril 2017, lors d’une conférence à Berlin, Le Mincommerce avançait : « nos producteurs n’en peuvent plus. Ils meurent à petit feu, acculés par des prix aussi bas, qui frisent l’esclavagisme. Et dire que nous sommes au 21e siècle ! Je me répète volontiers en insistant sur le fait que le niveau actuel des cours est tout simplement insupportable, des cours qui menacent la survie même de la frange la plus importante de nos populations».

 

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