Politiques Publiques

Assurés sociaux: la CNPS envisage une augmentation du niveau des pensions et allocations familiales

La structure étatique qui gère les droits des assurés sociaux estime sa situation financière et technique est saine, avec des perspectives favorables. Avec notamment, un résultat global net très positif durant la période 2008-2018, soit un chiffre record de 62,3 milliards de Fcfa, au cours des dix dernières années.

Les chiffres sont donc au vert pour la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), notamment pour ce qui est des 10 dernières années. La structure publique qui gère les droits des assurés et qui vient de rendre public son bilan 2008-2018, estime que sa situation financière et technique est saine, avec des perspectives favorables. Elle souhaite pour cela une augmentation du niveau des pensions et des allocations familiales. Cette entreprise revendique d’ailleurs un chiffre d’affaire record de 62,3 milliards de FCFA au cours de cette période. Cette bonne santé, la CNPS la tient notamment à une évolution constante des recettes liées au recouvrement des cotisations sociales de 148% sur la période, résultat de la conjonction de certaines actions, notamment : l’encaissement des cotisations sociales via le système bancaire ; l’intensification de la formation des agents du corps du recouvrement et l’amélioration de leur statut et de leurs rémunérations ; le renforcement et l’intensification des procédures et activités de recouvrement. Tout comme la mise en place d’un système de télédéclaration (86% des employeurs actifs télédéclarent de manière régulière) ainsi que la possibilité donnée aux employeurs et aux assurés sociaux d’avoir progressivement accès à leur compte sur une plateforme dédiée; l’assainissement des fichiers ; Le relèvement du plafond et du taux de cotisations depuis février 2016.

Grâce à un système interne de veille financière et la mise en place d’une gestion active et efficiente, informe-t-on, les réserves de trésorerie sont passées de 13 milliards FCFA en début 2008 (et un endettement social et bancaire à vue de 20 milliards Fcfa) à 216 milliards FCFA au 31 décembre 2018, soit une augmentation de 1 561%.

Une performance réalisée nonobstant un contexte où la dette de l’Etat vis-à-vis de  cette structure n’a pourtant pas cessé de croître. Au 31 décembre 2018, le solde de la dette de l’État est de 188,2 milliards FCFA. En outre, la CNPS, informe-t-on, reste toujours dans l’attente de la convention intégrant une dette supplémentaire de plus 50 milliards due par les entreprises et établissements publics et pour laquelle l’État s’était initialement engagé. Le remboursement par l’État de sa dette vis-à-vis de la CNPS dans le cadre des conventions de dettes croisées a drastiquement décru depuis janvier 2008, passant de 48 milliards à 0 FCFA depuis 2014, mais sans aucune influence négative sur le fonctionnement. Tout au contraire, les investissements et la constitution des réserves ont été significativement accrus, informe-t-on. Cette  bonne santé financière a permis à la CNPS de disposer des réserves de trésorerie immédiate. Grâce à un système interne de veille financière et la mise en place d’une gestion active et efficiente, informe-t-on, les réserves de trésorerie sont passées de 13 milliards FCFA en début 2008 (et un endettement social et bancaire à vue de 20 milliards Fcfa) à 216 milliards FCFA au 31 décembre 2018, soit une augmentation de 1 561%. De même, les produits financiers issus de ces réserves sont passés de 276 millions au 1er janvier 2008 à 9,8 milliards FCFA au 31 décembre 2018 (sans endettement), soit un montant cumulé de 37 699 milliards FCFA.

La gestion des immeubles participe également à cette bonne performance. Les recettes dans ce segment sont passées de 1,4 milliard de FCFA au 1er janvier 2008 à 3,7 milliards de FCFA au 31 décembre 2018. Ce qui représente une augmentation en valeur relative de 107%. Les résultats hors amortissements de cette branche sont ainsi passés de 786 millions FCFA à 2,9 milliards FCFA. Le taux d’occupation s’est stabilisé depuis cinq années autour de 95%.

De nombreux investissements importants réalisés

Les dix dernières années de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), ont donc été fastes, avec de nombreux investissements à son actif. Des investissements rendus possibles grâce à la bonne santé financière de la structure publique en charge des droits sociaux. L’immobilier est l’un des domaines où cette structure a le plus investi. Avec notamment, l’acquisition de l’immeuble ex-CAMAIR à Paris ; l’acquisition du complexe Dragages à Yaoundé d’une superficie de 5 hectares ; l’acquisition de l’immeuble AEK au centre administratif de Kribi de 3 200 m² ; l’acquisition d’un complexe immobilier au Plateau Atemengue du Lac de l’ambassade de France (9 505 m²) à Yaoundé.  Tout comme le parachèvement des travaux de l’immeuble dit ministériel n°1 ou Émergence ; la constitution de réserves foncières 29,2865  hectares de terrains, notamment dans la ceinture de Yaoundé et Kribi ; l’acquisition d’un triplex à Yaoundé-Hippodrome où siège la Chambre des Comptes ; la construction de six immeubles de 96 appartements à usage d’habitation à Yaoundé-Okolo.

Les charges salariales représentant 86% des charges d’exploitation au 31 décembre 2018 (63% en 2007)

La CNPS au cours de cette période a également investi dans certains grands projets. Notamment, en accompagnant l’Etat dans divers projets stratégiques, par l’octroi de diverses avances de trésoreries (23,8 milliards Fcfa sur la période). Tout comme les prise de participation de 3,3 milliards Fcfa  au Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC) en vue de contribuer au redressement de cette entreprise stratégique, et une autre de 34,7 milliards Fcfa au capital d’Afreximbank pour permettre parallèlement au Cameroun de postuler à l’obtention du siège de la Banque pour l’Afrique centrale. L’on n’oublie pas l’accompagnement des employeurs en difficultés par l’octroi de remises gracieuses sur les pénalités et les majorations de retard et l’octroi de moratoires pour le paiement des cotisations courantes, la prise en charge de tous les travailleurs d’entreprises débitrices suite à la signature de moratoires. Cette embellie financière est aussi le résultat, renseigne-t-on, de la maîtrise des charges d’exploitation, l’amélioration des systèmes de contrôle de l’opportunité de la dépense, l’application d’une mercuriale interne des prix proche du marché réel, de suivi des consommations, de contrôle de la bonne exécution des clauses des contrats et de la politique du juste prix.

Mais aussi, la mise en place d’une comptabilité analytique qui a permis de déterminer les résultats et indices de gestion par structure et activité. L’analyse de ces résultats couplée à l’application des normes IPSAS permettent une véritable optimisation des coûts opérationnels de l’organisme. Toute chose qui a permis de réduire de 70% les charges de fonctionnement hors salaires. Les charges salariales représentant 86% des charges d’exploitation au 31 décembre 2018 (63% en 2007). Des travaux de la seconde étude actuarielle de la CNPS viennent d’être confiés à un cabinet spécialisé. Tout ceci pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et la modernisation des outils de travail (mobilier de bureau, ratio 01 ordinateur pour 02 personnes, etc.).

La Rédaction EcoMatin

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