Pour le compte de 2025, le Port de Kribi (PAK), situé dans le Sud-Cameroun, revendique désormais la place de premier terminal à conteneurs du pays. Ceci devant la place portuaire de Douala où, jusque-là, transitaient près de 80% des marchandises entrant au Cameroun. Dans une note publiée le 22 avril, Patrice Melom, le directeur général du Port de Kribi, affirme à cet effet que, « en devenant le premier terminal à conteneurs du pays et en contribuant à la mobilisation d’un niveau record de 350 milliards de francs CFA [contre 300 milliards de FCFA en 2024] de recettes douanières sur le site, le Port de Kribi confirme la pertinence des choix stratégiques opérés ces dernières années ».
Comme pour soutenir ses déclarations, le DG du PAK affirme que la place portuaire qu’il dirige a traité 555 398 équivalents vingt pieds (EVP), représentant 37,5 % du trafic conteneurisé national, et un tonnage global de 12,7 millions de tonnes, soit une progression de 19 % par rapport à 2024. Ce qui a eu pour effet l’enregistrement d’un chiffre d’affaires total de 35,3 milliards de FCFA, avec un résultat net de plus de 3,4 milliards de FCFA. Des données tout de même statiques comparativement à celles de 2024.
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Dans la prospective, Patrice Melom déclare que le PAK entend garder sa place de leader en matière de terminal à conteneurs. Dans cette veine, il déclare : « Les résultats obtenus en 2025 nous encouragent à aller plus loin. Ils nous obligent également à maintenir un haut niveau d’exigence, à consolider la gouvernance, à poursuivre les investissements structurants et à anticiper les mutations du commerce mondial. Kribi, premier port à conteneurs du Cameroun depuis 2025, continuera d’assumer pleinement sa responsabilité économique ».
Depuis sa mise en exploitation en 2018, le Port de Kribi veut s’imposer comme un puissant levier de création d’emplois et de transformation socio-économique. A cet effet, la place portuaire revendique la création de plus de 5 000 emplois directs, mobilisant des compétences diversifiées dans les métiers portuaires, la logistique, l’industrie, l’ingénierie, la maintenance, les services administratifs et la gestion des opérations.
À ces emplois directs s’ajoute un volume équivalent d’emplois indirects estimés à plus de 5 000 postes supplémentaires, générés au sein de l’écosystème portuaire élargi : transporteurs routiers, entreprises de manutention, consignataires, transitaires, sous-traitants industriels, PME de services, prestataires techniques, acteurs du commerce et de la restauration.

