Le Congo va lancer à partir de janvier 2025 les travaux de construction de son plus grand barrage hydroélectrique dans la rivière de Sounda région de Kouilou au Sud du pays. D’une capacité de production comprise entre 600 et 800 mégawatts, les travaux s’étaleront sur cinq ans (2030) et seront réalisés par l’entreprise chinoise China Overseas Company Limited. « C’est un grand ouvrage de travaux publics et même de grands travaux, nous avons enfin la concrétisation de ce projet tant attendu pour renforcer l’offre de la production électrique du Congo », a confié Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement au média français Radio France international (RFI).
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D’un coût global de 1 300 milliards de Fcfa soit plus de 1,9 million d’euros, ce projet dont le financement devait initialement venir du gouvernement congolais, sera à cet effet entièrement préfinancé par l’entreprise chinoise. Ceci en raison des difficultés financières auxquelles fait face le Congo depuis le début de l’année en cours.
Un projet en mode build-operate-transfer
D’après l’analyste économique Alphonse Ndongo au micro de RFI, « c’est un préfinancement chinois et je pense qu’il doit s’asseoir sur le modèle qu’on appelle build-operate-transfer, qui veut simplement dire que vous construisez, vous exploitez et cela vous permet de vous faire rembourser selon une période de concession que l’État va certainement trouver entre lui et l’opérateur chinois ». Il faut noter que ce n’est pas la première fois que le Congo opte pour ce modèle de financement. L’on se souvient qu’en 2011 Pékin avait préfinancé la construction du barrage hydro-électrique d’Imboulou (120 mégawatts) à 160 km au nord de Brazzaville.
Booster le secteur de l’électricité
Pour rappel, le Congo produit annuellement 720 mégawatts. Or une bonne partie se perd dans le réseau de distribution, mal entretenu, selon les spécialistes. Les autorités évoquent souvent des pertes de puissance dans le circuit entre Pointe-Noire et Brazzaville. Alors que Pointe-Noire dispose, entre autres, d’une centrale à gaz de plus de 450 mégawatts.

