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Le montage financier de ces travaux est depuis bouclé, souffle une source proche du dossier, même si elle se refuse à donner les informations relatives au coût desdits travaux d’urgence à réaliser. Depuis plus d’un an, le gouvernement n’a pas donné de suite à ce dossier, pour ce qui est de la mise à disposition des financements. Mais, dans le cadre de l’avenant n°2 au contrat de concession du service public de l’électricité, signé en août 2015 avec l’Etat du Cameroun, Eneo Cameroon S.A s’était engagée à réhabiliter ce barrage à hauteur de 11 milliards Fcfa. Les travaux qui devaient s’étaler sur trois ans seraient en cours sur le terrain, mais, il s’agirait davantage de colmatage des fissures « pour régler un problème d’esthétique », que de réhabilitation. L’ex-ministre de l’Eau et de l’Energie, Basile Atangana Kouna aujourd’hui détenu à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, au cours d’une visite de terrain en 2016, avait juré que « le barrage était stable et que ces fissures n’entament en rien la stabilité de l’ouvrage ». Or, un diagnostic dressé en 2009 par le cabinet français Isl Ingénierie faisait état de ce qu’une rupture ou un grave dysfonctionnement des ouvrages en béton ou des équipements de la prise d’eau et de l’évacuateur du barrage hydroélectrique de Song-Loulou « n’étaient pas à exclure si aucun confortement n’était entrepris ». Devant ces avis qui s’affrontent au sujet de l’état de santé du barrage hydroélectrique de Song-Loulou, il serait bon que le gouvernement commande un nouvel audit technique de l’infrastructure.

