Les représentants du personnel de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ont condamné, jeudi, la diffusion « récurrente » de tracts visant certains responsables de l’institution, circulant sur les réseaux sociaux et via la messagerie professionnelle interne. Dans un communiqué parvenu à EcoMatin et signé le 5 février dernier, ils « rejettent avec la plus grande fermeté » des actes qu’ils jugent attentatoires « à l’honneur des dirigeants » et « à l’image de l’institution ».
Les représentants du personnel précisent que toute prise de position engageant collectivement les employés « obéit à des règles précises » et ne peut résulter « d’initiatives individuelles, anonymes ou clandestines ». Le communiqué ne précise ni l’origine des documents incriminés ni les responsables visés.
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Cette mise au point intervient dans un contexte de circulation de messages critiques à l’égard de certains dirigeants de la banque centrale, institution chargée de la politique monétaire des six pays de la CEMAC. Un courriel anonyme parvenu à notre rédaction quelques jours avant évoque, sans éléments probants, des faits présumés de harcèlement, de représailles et de rétorsions administratives imputés à certains hauts responsables.
L’une des victimes présumées, en service à la direction nationale de la BEAC à Malabo, a d’ailleurs publié un démenti public consulté par EcoMatin et indiqué avoir engagé des poursuites judiciaires afin que les responsabilités soient établies et que réparation soit faite du préjudice allégué.
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Par cette prise de position, les représentants du personnel appellent à la vigilance et mettent en garde contre toute manipulation de l’opinion ainsi que contre les risques liés à la cybercriminalité, un phénomène en expansion.

