Au Cameroun, BGFIBank signe une convention avec l’Etat en vue de trouver des solutions de financements aux projets de développement portés par des jeunes. L’acte collaboratif y afférant a été paraphé ce 7 mai 2024 à Yaoundé entre l’institution bancaire représentée par Abakal Mahamat, Administrateur-Directeur General de BGFIBank et le gouvernement de la République, représenté par le ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec), Mounouna Foutsou. En effet, d’après les deux parties, ce partenariat vise à faciliter l’accompagnement des initiatives de développement des actions du secteur privé pilotées par des jeunes et en droite ligne avec le Plan intégré d’import substitution agropastoral et halieutique (Piisah), une politique gouvernementale pour la croissance du pays élaborée sur le triennat 2024-2026 inscrite dans la SND30.
Selon la filiale camerounaise du Groupe BGFIBank, cet engagement est une opportunité pour la banque de contribuer davantage au développement du pays tout en apportant son soutien indéfectible à la jeunesse camerounaise. Pour l’Administrateur-Directeur General de BGFIBank, « nous ferons en sorte que les jeunes qui détiennent des startups et qui manquent des financements puissent éclore dans leurs projets. L'idée étant que chaque jeune qui trouve son projet en avant puisse employer d'autres jeunes pour que la chaîne puisse continuer et pour que nous luttons convenablement contre le sous-emploi et le chômage. », a martelé Abakal Mahamat dans son discours de circonstance.
Système de financements
En détail, ce nouveau partenariat entre BGFIBank et l’Etat du Cameroun déroule un système de mobilisation de financements des projets jeunes à travers le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune), une plateforme gouvernementale créée en février 2023 en remplacement de l’ancien Fonds national d’insertion des jeunes (Fonij), mise en œuvre dans le cadre du Plan Triennal spécial-jeunes (PTS-Jeunes). Dans le manuel de procédures financières et note de synthèse de la technique du fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune), produit et émargé par les deux parties à cet effet, il est prévu deux guichets de financement à savoir le guichet de « financement direct » et le guichet dit « Guichet Garantie ».
En ce qui concerne le guichet de « financement direct », qui cible les primo entrepreneurs, constitués en projets individuels, villages pionniers et clusters économiques, ce dernier accorde des subventions dont les montants n'excèdent pas 1,5 millions de Fcfa, des crédits remboursables à taux zéro plafonnés à 10 millions de Fcfa et des crédits remboursables à taux bonifié de 08% pour un montant compris entre 10.000.001 et 25 millions de Fcfa.
Quant au second guichet, Guichet Garantie, ce dernier cible les jeunes entrepreneurs locaux et ceux de la diaspora et leurs associés en joint-venture, déjà en activité et sollicitant des financements pour l'extension de leur projet. Pour ce second guichet, le document renseigne que « la méthodologie de financement du projet est le co- financement, avec le partage des risques entre les différentes parties impliquées dans la relation financière notamment le jeune ; le Fogajeune et les institutions financières. ». Plus en détail, le jeune promoteur contribue à hauteur de 10% en numéraire du coût global de son projet ; la Banque participe à hauteur de 70% ; la contribution de l'Etat à travers le Fogajeune, quant à elle, est de deux ordres : une participation financière de 20% dans le financement du projet du jeune et un dépôt de garantie de 30% du coût total du projet servant à couvrir une partie du crédit accordé au jeune, au cas où ce dernier venait à être défaillant c'est à dire insolvable. « Ce dépôt, il faut le rappeler, est cantonné dans un compte de garantie et rémunéré à hauteur de 2% TTC par les Institutions Financières au profit du Fogajeune », a martelé la source. A noter que pour le gouvernement, les filières retenues pour bénéficier des financements dans le cadre du Fogajeune découlent des filières prioritaires du Piisah, c’est-à-dire l’agriculture, l’élevage, les pêches, etc.
Pour Abakal Mahamat « Nous avons bien identifié les deux guichets de financements qui sont des financements directs et des financements par garantie. Étant entendu que tout cela doit faire en sorte que toutes les parties puissent trouver leur compte, nous allons faire en sorte que nos jeunes qui seront identifiés par le Minjec et qui seront validés par nos soins puissent bénéficier de cet accompagnement pour que dans 2 ou dans 3 ans, lorsque nous allons nous retrouver pour des séances d'évaluation, que nous en soyons fiers d'avoir contribué au développement de notre pays. Tout passera par le réarmement moral qui est le cheval de bataille du Minjec ». BGFIBank Cameroun et le Minjec, c'est donc un partenariat gagnant pour les jeunes porteurs de projets novateurs et qui s'inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du Fonds de Garantie aux Jeunes Entrepreneurs. [Publi-Reportage]

