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Dans son exposé, le ministre des Travaux publics donne quelques pistes de solutions en faveur d'une baisse des coûts des travaux de bitumage des routes camerounaises : «le redimensionnement des routes pour diminuer les coûts de terrassement et des chaussées, la promotion des contrats de partenariats public-privé dans la construction, l’exploitation et la maintenance des infrastructures routières et la maîtrise de la fiscalité liée à la construction routière et des coûts des intrants», soutient Emmanuel Nganou Djoumessi.
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Par ailleurs, propose le ministre, le gouvernement doit promouvoir une stratégie pour réduire les coûts des travaux de construction des infrastructures routières portant notamment sur «l’adoption d’une nouvelle approche de fixation des prix unitaires fondée sur des sous détails élaborés». Et non sur des prix moyens pratiqués, la réalisation de la commande publique sur la base des études techniques rigoureuses et conformes aux critères de maturation des projets d’investissement. Ajoutée à la mise en œuvre d’une industrie routière inclusive fondée sur la promotion de quelques champions nationaux, la pratique des études et travaux en régie, la mise à niveau des petites et moyennes entreprises catégorisées devrait contribuer à augmenter le linéaire des routes bitumées à un coût relativement bas. Le Cameroun compte près de 78.000 km de routes principales subdivisées en routes nationales, régionales, départementales et rurales. Dont 5133 routes bitumées.



