En 2024, le Cameroun a importé 1,211 million de tonnes de blé en hausse de 36,3 % pour une valeur de 214,1 milliards FCFA (+40,2 %). Selon l’Institut national de la statique (INS), 19% de ces ventes ont été effectués par la Pologne devenue premier fournisseur de blé au Cameroun au détriment de la France. La Pologne a vendu 256 000 tonnes de blé pour une valeur de 40,7 milliards FCFA. Malgré cette embellie en termes de ranking, ce pays a essuyé une baisse de 4,1 points de pourcentage de ses parts de marché par rapport à 2023.
Le volume global des importations de blé de la Pologne au Cameroun a augmenté de 17 %, malgré une légère baisse de 0,9 % de leur valeur monétaire totale sur un an. Pour prendre le leadership, elle a cependant profité de la chute de la France qui, étant le premier fournisseur en 2023, a vu la valeur de ses ventes chuter, passant de 50 milliards FCFA à 30,2 milliards FCFA. En conséquence, ses parts de marché ont été divisées par deux, tombant de 28 % à 14,1 %.
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Ce recul français a permis à plusieurs pays d'améliorer leur position ou de faire leur entrée dans le classement. La Russie gagne une place et devient le deuxième fournisseur avec 16 % des importations, contre 11,5 % en 2023. La Roumanie fait une entrée remarquée et se classe directement en troisième position, raflant 14,3 % des parts de marché. Le Canada perd une place et est relégué au sixième rang (7,8 %). L'Argentine est un autre nouveau fournisseur, intégrant le classement à la 9e position avec 3,1 % du marché en 2024. L'Allemagne, quant à elle, sort du Top 9 dressé par l’INS en 2024, alors qu'elle était le quatrième fournisseur de blé de Yaoundé en 2023.
Pour rappel, malgré l'adoption, en janvier 2024, d'un plan quinquennal visant à produire 350 000 tonnes de blé d'ici 2028, les importations de cette céréale continuent d'augmenter au Cameroun. Cet objectif ambitieux représente pourtant 35 % de la demande nationale, estimée à près d'un million de tonnes par an. Actuellement, la production locale franchit à peine les 100 tonnes, forçant le pays à importer la quasi-totalité de ses besoins en blé. Afin d'atteindre cet objectif de substitution, le gouvernement mise notamment sur le renforcement de la production de manioc et de patate. L'objectif final est de limiter la dépendance à la farine de blé en favorisant l'utilisation de farines locales dans l'alimentation et l'industrie.
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