>> Lire aussi -Indépendance monétaire l’Italie demande à la France de «libérer» le Cameroun
La stabilité des taux de change Il a toutefois énuméré les mérites de cette devise, alors que les pays d’Afrique de l’Ouest ont l’intention de se doter d’une monnaie dès l’année prochaine. « La zone franc est un espace de stabilité et de prospérité », a assuré Bruno Le Maire. « Elle permet à tous les États membres de travailler ensemble, d’être solidaires, de faire converger davantage les économies », a-t-il déclaré. « Être ensemble, ça protège ! C’est vrai pour les États de la zone franc et c’est vrai pour les États de la zone euro », a-t-il souligné. Il a aussi qualifié d’acquis fondamental la stabilité des taux de change pour la zone franc « à un moment où l’on voit resurgir le risque d’une guerre des monnaies et des changes », rappelant aussi qu’il n’y avait pas d’inflation dans les pays membres.
>> Lire aussi -Devises : la CEDEAO envisage se séparer du FCFA en 2020
Adoption à l’horizon 2020 d’une monnaie unique Début juillet, le président Emmanuel Macron avait assuré que le sujet délicat de l’avenir du franc CFA pouvait être discuté « de manière apaisée » et « sans tabou ». Les quinze membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dont le Ghana se sont mis d’accord fin juin pour l’adoption à l’horizon 2020 d’une monnaie unique dénommée Eco qui sonnerait le glas du FCFA dans cette région. Toutefois, si la France semble d’accord pour une réforme audacieuse du système, du côté africain, les participants ont surtout « réitéré leur volonté de continuer à faire de la Zone franc un espace de coordination active des politiques publiques, en lien avec les principaux bailleurs et institutions ».

