La compagnie aérienne belge Brussels Airlines, filiale du groupe allemand Lufthansa, a rendu public son rapport d’activités pour le premier trimestre 2025. La compagnie révèle que plusieurs facteurs externes ont affecté ses performances durant les trois premiers mois de l’année. Au premier rang de ces défis figurent les troubles politiques persistants en Afrique centrale, une zone cruciale de son réseau, qui a significativement impacté le trafic et la demande. La compagnie a précisé : « Trois facteurs importants ont influencé les résultats de Brussels Airlines au cours du premier trimestre 2025 : les troubles sociaux en Belgique, avec trois manifestations nationales, ont eu un impact de 5 millions d’euros sur la compagnie aérienne belge. Les troubles politiques en Afrique centrale pèsent également sur les résultats. La situation a des conséquences importantes sur plusieurs marchés d’Afrique subsaharienne desservis par Brussels Airlines. De plus, la flotte long-courrier de la compagnie aérienne a dû faire l’objet d’entretiens planifiés et non planifiés», a indiqué la compagnie.
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Bien que l’entreprise ne fournisse pas de détails précis sur les troubles politiques évoqués dans son communiqué, l'instabilité chronique en Afrique centrale pèse lourdement sur le trafic aérien et la demande. Cette situation est notamment marquée par la guerre persistante dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC), où le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, continue de déstabiliser la région. D'ailleurs, d’autres compagnies aériennes opérant dans la région, telles que RwandAir et Ethiopian Airlines, ont également dû réorganiser leurs activités. De plus, les transitions politiques au Tchad et au Gabon, avec l'organisation d'élections et la crainte d'une escalade des tensions, auraient également affecté les liaisons de la compagnie belge. Ces facteurs, combinés ont des répercussions considérables sur plusieurs marchés d’Afrique subsaharienne desservis par Brussels Airlines, tels que Kinshasa (RDC), Kigali (Rwanda), N’Djamena et Libreville (Gabon).
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De manière concrète, malgré une augmentation de ses revenus de 5,2 %, atteignant 304 millions d'euros (197,6 milliards FCFA), et un nombre de passagers quasi stable à 1,644 million, Brussels Airlines a annoncé un bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) négatif de -53 millions d’euros (-34,4 milliards FCFA) pour le premier trimestre 2025. La compagnie n'a pas spécifié ses performances sur le trafic africain (nombre de passagers, vols, résultats financiers, etc.). Cette situation financière, bien qu'en légère amélioration par rapport à l'année précédente, résulte d'une combinaison de facteurs. Selon son communiqué, Brussels Airlines a bénéficié d'une gestion des coûts rigoureuse et d'une augmentation de sa capacité, avec plus de 450 vols supplémentaires et une hausse de 7,3 % des sièges-kilomètres disponibles. « Bien que le premier trimestre soit négatif, nous constatons une amélioration par rapport à l’année dernière. Nous poursuivons notre voyage vers une rentabilité durable, également en 2025 », a déclaré la compagnie.
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Malgré ces vents contraires, Brussels Airlines maintient le cap sur sa stratégie de croissance. La compagnie a déjà augmenté sa capacité au premier trimestre et prévoit de poursuivre cette expansion tout au long de l'année, notamment avec l'arrivée de quatre Airbus A220 en location et l'intégration d'un onzième Airbus A330 long-courrier en juin prochain.

