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Politiques Publiques

Budget 2024: le gouvernement veut réguler les dépenses d’investissement public

Cette projection est faite sur la base de nombreux manquements relevés dans le cadre des partenariats public-privé(PPP) dont les perspectives d’amélioration ont été élaborées lors du séminaire de lancement des activités de préparation du budget de l'Etat pour l'exercice 2024.

Publiée vendredi 14 juillet 2023 à 19:26:57Modifiée vendredi 14 juillet 2023 à 19:27:03Temps de lecture 4 minPar Marius Zogo

Louis Paul Motaze, ministère des Finances

Le 13 juillet 2023, le ministre des Finances a présidé à Yaoundé, le séminaire de lancement des activités de préparation du budget de l'Etat pour l'exercice 2024. Pour donner sens au thème "Rationalisation des choix budgétaires face aux crises internationales, pour l'atteinte des objectifs de la SND30", le Minfi a préconisé entre autres priorités, la régulation des dépenses d’investissements publics.

Lire aussi : Cameroun : l’investissement public soutient la croissance du PIB au 4e trimestre 2022

Cette orientation de Louis Paul Motaze n’est pas fortuite au regard des chiffres issus des conférences de programmation des décaissements à financements extérieurs(Finex) pour la période 2024-2026 tenues en avril dernier. L’on apprenait en effet que, sur les 182 projets examinés, 141 sont en cours d’exécution. Sauf que seuls 15 ont un niveau d’avancement en conformité avec  le chronogramme d’exécution du projet soit une proportion de 10%.  En guise de solution, à compter de l’exercice budgétaire 2024, « en ce qui concerne particulièrement les dépenses d'investissement public et afin de favoriser l'achèvement des projets déjà engagés, pour en tirer les bénéfices socioéconomiques nécessaires, la programmation de nouveaux projets ne devrait avoir lieu qu'après inscription des premiers et le succès au terme du processus de maturation s'imposer comme la condition non négociable de ladite programmation », a projeté le membre du gouvernement.

Lire aussi : Les investissements publics régressent de 26,4% au 3e trimestre 2022

Les projets à partenariat public-privé exposent également l’Etat à des risques budgétaires. Pour 2023 par exemple, le Minfi estime à plus de 20 milliards de Fcfa, les besoins sans couvertures budgétaires liés aux PPP. A cela viennent aussi se greffer une faible analyse de la soutenabilité financière et les difficultés d’évaluer l’ensemble des besoins et contributions de l’Etat.

Lire aussi : Cameroun : le Budget d’investissement public en baisse de 2,5% en 2023

Pour lever l’ensemble de ces contraintes, le gouvernement compte notamment élaborer un texte règlementaire pour un meilleur encadrement des recours aux PPP et aux autres ressources de financement ; orienter prioritairement les partenariats public-privé vers les projets qui ont une capacité d’autofinancement, etc. Pour prendre suffisamment en compte le budget de l’Etat, les administrations sont aussi appelées à « associer le ministère des Finances et le ministère de l’Economie pour une meilleure appréciation de la soutenabilité financière du budget en lien avec l’espace budgétaire d’Etat », a-t-on appris.

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