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Par manque de formation aux bonnes pratiques agricoles de la part de nombreux producteurs, la qualité du café robusta est dégradée et ne convainc pas suffisamment les acheteurs ; « L’on a même constaté que certains producteurs véreux ajoutent de petits cailloux dans les sacs de café afin de grossir les stocks destinés à la commercialisation à l’international », apprend-on au cours des échanges.
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Même si les statistiques de l’institut national de la statistique (INS) démontrent que les recettes d’exportations du café se portent mal en ce qui concerne le café arabica particulièrement, il y a de quoi s’inquiéter sur celles du café Robusta, très prisé à l’international, qui n’affichent pas non plus des performances positives attendues. Selon le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, l’on a enregistré une baisse de la production de ce café au cours de la dernière campagne.
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Dans le même sens, une augmentation des stocks (couplée à la baisse de la transformation locale) a été observée : « Depuis la dernière campagne, les producteurs se plaignent de l’absence des acheteurs. Les achats ne se font que dans le littoral et dans l’Ouest », a déploré Michèle Akamba Ava, directeur des Opérations à l’Office national de Cacao et de Café (ONCC) au cours de la réunion.
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Une situation « triste » qui pourrait encore faire plonger la production de cette denrée et par ricochet, ses recettes. Rappelons qu’au dernier trimestre 2018, le volume de production du café a globalement chuté de 30,1% selon les données de l’Ins. Par ailleurs, la production caféière ne fait que décroître au fil des ans, tournant désormais autour de 22 000 à 25 000 tonnes actuellement, contre 130 000 tonnes dans les années 90.

