Chargement des breaking news...
Mines et énergiesEecomembre

Cameroun : 1 milliard de Fcfa pour la construction de la 1ère raffinerie d’or du pays

Le projet annoncé depuis 2022 devrait permettre à l’Etat de s’approprier la transformation de l’or. Le démarrage des travaux est finalement prévu pour le 4e trimestre 2024.

Publiée vendredi 14 juin 2024 à 13:05:55Modifiée mardi 18 juin 2024 à 18:33:47Temps de lecture 4 minPar Marius Zogo

Un échantillon d'or brute

L’idée de création d’une raffinerie d’or au Cameroun a été révélée en juin 2022 par le Directeur général de la Société nationale des mines (Sonamines), Serge Hervé Boyogueno. Deux ans après, les études de faisabilité ne sont pas achevées mais l’on en sait davantage sur ce projet censé permettre à l’Etat de s’approprier la transformation de l’or.

1 milliard de Fcfa pour la construction

A en croire les sources proches du dossier, la Sonamines, société chargée entre autres, de l’achat et la commercialisation de l’or et du diamant au Cameroun, prévoit un budget de 1 milliard de Fcfa pour financer ledit projet. L'infrastructure est prévue pour être implantée à Ekoko II aux encablures de l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Le démarrage effectif des travaux est prévu en octobre 2024.

En plus de financer la construction, la Sonamines doit également mobiliser des fonds pour racheter les quantités d’or devant servir non seulement de matières premières principales pour la raffinerie (une fois qu’elle sera fonctionnelle) mais aussi, à contribuer à la constitution des réserves d'or stratégiques de l’Etat. En attendant la validation de la tutelle financière, cette entreprise publique fait déjà des projections sur l’enveloppe nécessaire. « Au départ, il était question que le ministère des Finances nous trouve de l’argent pour ça. Maintenant le Conseil d’administration nous a instruit nous-mêmes d’aller lever les fonds à cet effet. L’estimation sur ce qu’on va acheter est d’environ 200 milliards de Fcfa », nous souffle un cadre ayant connaissance du projet supra indiqué.

De l’avis d’experts, l’importance de l'implémentation d’une raffinerie d’or n’est plus à démontrer pour le développement du secteur minier camerounais. Elle permettrait dans un premier temps à la première puissance de la Cemac, de s’arrimer aux normes internationales en matière d’orpaillage. Pour preuve, la loi 2023 portant Code minier dispose que l’or exporté soit sous forme affinée et estampillée. Dans le cas d’espèce, l'estampillage est fait par la Sonamines d’où la nécessité d’une raffinerie. « Pour estampiller l’or, il est toujours bien d'être là pendant qu’on affine cet or-là, de sorte que vous soyez convaincus vous-mêmes de ce que vous estampillez pour éviter du faux », explique-t-on.

En plus, la raffinerie permettrait d’affiner et de produire de l’or monétaire certifiée selon les standards internationaux. « Il s’agit d’un produit prêt pour l’usage industriel et la bijouterie. Ce produit peut également servir pour les transactions financières entre les organismes publics ou privés sur le plan national et international », explique un cadre de la Sonamines qui précise qu’elle « évitera également aux opérateurs du secteur des coûts et risques liés aux voyages à l’étranger, afin d’accéder à ce service. Ils pourront à terme exploiter de l’or au Cameroun, l’affiner et faire des transactions à l’international sans avoir besoin de sortir du pays ».

Retard consommé

A l’annonce de la construction d’une raffinerie d’or au Cameroun il y a deux ans, la Sonamines rassurait du démarrage imminent du chantier. Rendu en 2024, l’entreprise semble attribuer le retard accusé au souci d’actualisation de l’étude de faisabilité. « On avait déjà réalisé l’étude de faisabilité. Mais suites aux modifications intervenues avec la loi portant Code minier, avec la constitution des réserves d’or stratégiques de l’Etat qui fait en sorte que la raffinerie pourrait avoir une autre source d'approvisionnement, cela modifie un peu un certain nombre d'études qui avaient été faites. Donc, il y a des parties qui doivent être actualisées notamment, en prenant en compte le marché de la sous-région (Cemac) », fait-on savoir.

Certes, la Sonamines se veut optimiste en prévoyant la pose de la première pierre pour le début du 4e trimestre de l’année en cours mais elle doit au préalable avoir lancé un appel d'offres afin de sélectionner le constructeur du futur raffineur d’or national. Mais l’on se souvient tout de même qu’en juin 2022, une délégation d’hommes d’affaires Sud-africains, conduite par le Cabinet Africa First avait été reçue par le DG de la Sonamines. A cet effet, le consortium Mwelase Thobs s’est positionnée pour offrir ses services au Cameroun dans le cadre de ce projet.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Articles similaires

Actuellement en kiosque

Les plus lus

1
2
3
4
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.