L’exploitant forestier néerlandais Wijima a décidé de procéder au licenciement du personnel de son usine baptisée « Compagnie Forestière de Kribi « CFK » S.A, dans la cité balnéaire au Sud-Cameroun. A en croire le conseil d’administration réunie le 4 juillet dernier, le personnel a d’abord été mis en chômage technique pour une durée légale de six mois. Ensuite, « en l'absence des certitudes pour la disponibilité de financement adéquats » et « l'impossibilité d'approvisionner l'usine en matière première », le top management de l’entreprise a été autorisé à procéder au licenciement de l'ensemble du personnel pour motif économique. L’entreprise n’indique cependant pas le nombre de personnels concerné.
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Aussi, le conseil d’administration a pris connaissance de l'exposition à une procédure d'expulsion et la menace des poursuites judiciaires contre les dirigeants de l’entreprise. C’est dans ce sens qu’il a autorisé le DG adjoint, Deddy Kouassi Auguste Georges, à engager des discussions « très rapidement » avec la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) et le Centres des impôts des moyennes entreprises (CIME), « en vue de mettre en place des moratoires permettant de régler les dettes, aux fins de lever les scellés et finaliser le déménagement des bureaux de Douala pour Bidou ».
Toutefois, apprend-on, le conseil d’administration a pris acte de la décision de la continuité de la vie de l'entreprise, malgré l'arrêt des contrats de travail de la majorité du personnel et a autorisé la mise en place d'une petite équipe pour le suivi administratif, des relations avec les administrations, la mise en œuvre de l'exportation des débités encore disponibles. Deddy Kouassi Auguste Georges a été également autorisé à négocier et mettre en place un contrat de prestation de sciage de grumes par la scierie de Bidou avec la société Boiscam et avec tout autre tiers désireux de bénéficier d'un tel service.
CFK, dotée d’un capital de 225 millions de FCFA, est la deuxième succursale de l’exploitant forestier Wijima à être en difficulté. En 2018, cette multinationale a fermé son usine dénommée Cameroon Agricultural and Forestry Exploitation Compagny SA (Cafeco), située dans la localité de Nguti, dans la région du Sud-Ouest du pays, actuellement en proie à des revendications violentes des sécessionnistes anglophones. D’après l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) qui avait révélé cette information à l’époque, la décision prise par Wijma de fermer Cafeco est la conséquence, non seulement de la crise socio-politique dans les régions anglophones du pays, mais aussi des difficultés rencontrées au port de Douala, la capitale économique du pays.
A l’époque, Wijma avait décidé de poursuivre ses activités sur marché camerounais du bois, grâce à la production de son usine CFK, qui permettait notamment de « compenser la perte de production d’azobe-ekki de Cafeco ». Désormais c’est CFK qui est en passe de déposer son bilan.

