Pour atteindre les objectifs de 4605,5 milliards de FCFA de recettes fiscales en 2026, le gouvernement camerounais instaure la taxe environnementale pour les produits à forte empreinte écologique. Sont ciblés, le ciment, le fer à béton, les carreaux et les céramiques importés ou fabriqués localement ainsi que les emballages non retournables. Ce ciblage démontre une volonté de responsabiliser les acteurs des secteurs de la construction et de la grande consommation, sources significatives de pollution et de déchets.
Ainsi, selon le type de produit, le barème de la taxe est adossé à des tarifs spécifiques par unité. Pour ce qui est du ciment par exemple, le taux forfaitaire est fixé à 2500 par tonne ; la tonne de fer à béton sera taxée au taux de 5 000 FCFA tandis que les carreaux et les céramiques seront imposés à hauteur de 10 000 FCFA par tonne ; ce taux sera de 15 000 FCFA en cas d’importation.
Lire aussi: Cameroun : l'Etat va imposer une nouvelle taxe de 3000 FCFA sur chaque visite technique automobile
Pour ce qui est des emballages non retournables notamment les conditionnements de boissons alcooliques et gazeuses, le taux est de 15 FCFA par unité d'emballage. Les autres emballages non retournables seront taxés à 5 FCFA par unité et plafonnés à 5% de la valeur du produit. S’agissant des produits en plastique (hors emballages) le taux est fixé à 100 FCFA par unité et sera plafonné à 1 000 FCFA par unité.
La loi des finances précise que la taxe environnementale est due par les importateurs et producteurs des produits visés. Sa gestion et son recouvrement varient selon l'origine du produit. Si la production est locale, la taxe est collectée par les entreprises productrices et doit être reversée mensuellement au fisc.
Lire aussi: Cameroun : 25% de droit d’accises sur les voitures de + 20 ans, 0% pour les moins de 12 ans
Cette nouvelle taxe, précise le texte soumis à l’adoption des députés, constitue un outil de régulation économique incitatif. En renchérissant ainsi le coût des produits polluants ou difficiles à recycler, elle encourage, d’une part, les entreprises à investir dans des alternatives plus durables, et d’autre part, les consommateurs à adopter des comportements plus respectueux à l’égard de l'environnement, alignant ainsi la politique fiscale du Cameroun sur les objectifs de développement durable.
PCA

