elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Cameroun : deux ans après la suppression des micro-projets, les députés attendent l’approbation du droit de tirage

Contrairement aux 8 millions de Fcfa dont bénéciait chaque député par an pour la réalisation des micro-projets, le droit de tirage s’en va plutôt sur un plafond de 100 millions de Fcfa à inscrire dans le Budget d’investissement public (BIP) du ministère de l’Economie. Pour son implémentation, le dossier en examen au niveau du gouvernement attendrait le quitus du sommet de l’Etat d’après les confidences d’un parlementaire.

Publiée mardi 11 juin 2024 à 17:29:05Modifiée mardi 11 juin 2024 à 17:29:09Temps de lecture 4 minPar Marius Zogo

Députés à l'AN
Les députés camerounais en session ordinaire

L’une des grandes innovations apportées par la dernière session ordinaire de l’année législative 2022 était la suppression des micro-projets. Alloués depuis plusieurs années aux députés à hauteur de 8 millions de Fcfa, ils étaient appelés à réaliser certains projets dans leurs circonscriptions. Toute chose que les parlementaires à l’instar du premier vice-président de l'Assemblée nationale Hilarion Etong de passage à la télévision nationale le 2 juin dernier, qualifiait de « saupoudrage» du fait de la maigreur de l’enveloppe dédiée à cet ancien mécanisme face à des besoins multiples.

100 millions de Fcfa pour le droit de tirage

Deux ans après, les députés dont le rôle est de voter les lois et de contrôler l’action gouvernementale, n’ont pas encore obtenu l’approbation du droit de tirage. Mais l’on sait dorénavant que le montant prévu pour le droit de tirage devrait représenter plus de 10 fois celui affecté aux défunts micro-projets. « Nous avons sollicité un plafond de 100 millions de Fcfa par député. Nous voulons maintenant qu’il y ait une inscription dans le BIP au nom de chaque député en lui permettant de faire en sorte que son projet soit réalisé sur le terrain », nous confie l’honorable Koupit Adamou de l’Union démocratique du Cameroun (UDC).

Lire aussi : Ce qu’il faut retenir de la session parlementaire de mars 2022

Dans un contexte où les besoins en infrastructures routières, en eau, écoles, hôpitaux etc. se font ressentir, l’on pourrait donc espérer une certaine traçabilité dans la gestion des fonds et une effectivité des projets au profit des populations. « Avec le droit de tirage, le député ne rentre pas en possession de l’espèce (l’argent). C’est une inscription dans le budget du ministère de l’Economie. Celle-ci permet au député de maturer ses micro-projets. Lorsqu’il les a maturés, il lance l’appel d’offres et celui qui a gagné le marché, le réalise sous le contrôle du député et va toucher son argent au Trésor public selon la procédure ordinaire en la matière du BIP…En plus, le député a le droit de tirer les ressources à la limite de ce qu’on aura prévu pour réaliser des projets. Et par conséquent, ceux-ci sont obligés de suivre tous les canons classiques en termes de contrôle de réalisation, de contrôle de qualité prévus par le gouvernement », explique le député UDC.

Quitus de la présidence ?

La deuxième session ordinaire pour le compte de l’exercice 2024 s’ouvre ce 11 juin au Parlement. Nul doute que le dossier du droit de tirage en examen auprès du gouvernement depuis deux ans, sera encore abordé par les députés. Toutefois, les conclusions du processus dépendraient, apprend-t-on, du feu vert du sommet de l’Etat si l’on s’en tient à l’hypothèse avancée par le député Koupit Adamou qui a accepté de se prononcer sur la question. « C’est tout simplement la volonté politique du gouvernement. Il semble que pour passer à cela, il faut l’accord de la présidence. Et donc, c’est pour cela que ça tarde à venir jusqu’à présent », suppose-t-il.

Si ce postulat n’est pas à balayer du revers de la main, il est néanmoins possible que la procédure soit longue du fait de l’incidence financière qui va en découler et qui nécessiterait au préalable, tous les calculs possibles. En réalité, l’Assemblée nationale compte 180 députés. A raison de 100 millions de Fcfa au nom de chacun, l’on se situerait à 18 milliards de Fcfa par an contre 1,430 milliard de Fcfa du temps des micro-projets soit une hausse de plus de 16 milliards de Fcfa.

A ce propos, le gouvernement aura certainement deux alternatives : soit d’entériner le montant proposé par les députés, ou au contraire, de proposer un autre chiffre à la baisse. Tout compte fait, ce serait une autre charge pour le Trésor public déjà sollicité par d’autres obligations à l’instar du non-paiement des décomptes aux entreprises dans le cadre des travaux routiers. La somme en instance en 2023 est de 111 milliards de Fcfa selon le Rapport sur l’économie camerounaise dressé par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minépat).

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Cameroun : deux ans après la suppression des micro-projets, les députés attendent l’approbation du droit de tirage
assemblée nationaleHilarion EtongDroit de tirageArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

imageresizePolitiques PubliquesLe Congo table sur 3 121 milliards FCFA de recettes budgétaires en 2027, en hausse de 12 %Le projet de loi de finances, approuvé en Conseil des ministres, repose notamment sur une production pétrolière attendue à 112 millions de barils et une accélération de la croissance économique à 6,9 %.il y a 13 heuresChristian YokaRPolitiques PubliquesCongo : Brazzaville prévoit de tripler ses investissements publics en 2027Le Congo veut accélérer ses investissements dans les infrastructures, l'énergie et les transports en 2027. Pour soutenir cette ambition, le gouvernement prévoit une enveloppe de 680 milliards de FCFA, dont moins de la moitié sera financée sur ressources internes.il y a 15 heuresEpremiumLe directeur général du Trésor du ministère des Finances du Cameroun Sylvester Moh TangonghoPolitiques PubliquesCameroun : Trésor Pay fait bondir de 130 % les recettes de services de 17 ministèresLa plateforme de paiement électronique Trésor Pay a généré 16,2 milliards FCFA au titre des recettes de services auprès de 17 administrations en 2025. Si ce résultat est le signe d'une embellie, la généralisation de cette réforme, introduite il y a trois ans, reste un défi majeur, dans un contexte où les recettes non fiscales annuelles du pays dépassent à peine la moitié de leur potentiel.il y a 1 jourEpremiumUAE-ECONOMY-GOLDPolitiques PubliquesRéserves : le Cameroun constitue un stock de plus d’une tonne de lingots d’or à la CDECLe Trésor public révèle l’existence d’un stock de plus d’une tonne de lingots confié à la CDEC, auquel viennent désormais s’ajouter de nouvelles quantités collectées dans le cadre du Projet GOLD.il y a 1 jourProjet IAPolitiques PubliquesCameroun : l'État relance, 12 ans après, le projet de complexe industriel agroalimentaire à Kaélé pour 23 milliards FCFAAnnoncé dès 2014 et toujours pas sorti de terre, le Complexe industriel agroalimentaire de Kaélé revient dans les plans du gouvernement. Yaoundé recherche désormais des partenaires pour financer, construire et exploiter ce projet de 23,2 milliards de FCFA, destiné à transformer localement les productions agricoles et animales de l’Extrême-Nord.il y a 1 jourGabonPolitiques PubliquesGabon : malgré l'audit du gouvernement, la Banque mondiale prévoit une dette à 80 % du PIB à fin 2026Alors que le gouvernement gabonais vient de publier les résultats d'un audit qui ramène l'endettement du pays sous le seuil communautaire de 70 % du PIB, la Banque mondiale révise à la hausse ses prévisions pour cet indicateur. il y a 2 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Banques et Microfinances : la COBAC prononce 93 sanctions et écarte 11 dirigeantsil y a 4 jours2Boissons du Cameroun : les actionnaires valident la fusion-absorption de Guinness Cameroonil y a 4 jours3CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 15 heures4Youssoufa Bouba : le banquier de l’ombre qui fait briller Afrilandil y a 1 jour5Cameroun : Perenco prépare le retrait de son unité flottante d’Eboméil y a 3 jours6Port de Kribi : le poisson congelé devient le 2e produit importé, porté par Congelcamil y a 4 jours7Taoukreo Hemwue Temwa promu directeur national de la BEAC au Tchadil y a 2 jours8Grande distribution : au Cameroun, Carrefour reste déficitaire pour la deuxième année consécutiveil y a 2 jours9Port de Kribi : l’explosion du trafic commence à « saturer » le terminal à conteneursil y a 4 jours10Microfinance : ESS Finance lance ses activités au Camerounil y a 3 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.