Chargement des breaking news...
Politiques PubliquesEecomembre

Cameroun : face au mauvais état des routes, le gouvernement recrute un consultant pour l’entretien routier

Celui-ci aura pour principale mission d’élaborer une stratégie nationale d’entretien routier au Cameroun.

Publiée vendredi 31 mai 2024 à 18:16:18Modifiée vendredi 31 mai 2024 à 18:16:21Temps de lecture 3 minPar Marius Zogo

Une route bitumée

Au Cameroun, la maigreur de l’enveloppe dédiée à l’entretien des routes (30,6 milliards de Fcfa transférés aux CTD en 2024 contre les besoins financiers estimés à 800 milliards de Fcfa selon le Mintp, Ndlr), n’est finalement pas l’unique justificatif au mauvais état des routes nationales et régionales. L’absence d’une politique visant à pérenniser les infrastructures construites à coût de milliards de Fcfa, est visiblement le premier coupable. C’est en tous cas, le moins que l’on puisse retenir de l’atelier présidé le 30 mai 2024 à Yaoundé par le ministre des Travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi.

Lire aussi : Entretien routier : comment l’Etat asphyxie le Fonds routier

C’est pour remédier à cette dégradation des routes qui freine le transport des biens et personnes, que le gouvernement entend recruter un consultant en vue d’élaboration d’une stratégie en matière d’entretien routier. « Il faut d’abord diagnostiquer notre système d’entretien routier parce qu’en réalité nous n’en avons pas un.  Que ce soit la programmation, les interventions sur le terrain, la coordination, etc. nous n’avons pas véritablement assis une stratégie pour pouvoir gérer le patrimoine routier », avoue Joseph Fotsing, chef de Division de la Planification  de la programmation/Mintp. Pour ce cadre, « si on avait pris en amont le taureau par les cornes, on n’en serait pas là aujourd’hui. Parce que, normalement, pour une route livrée, l’entretien commence le lendemain », déplore-il.

Lire aussi : Entretien routier : environ 49 milliards de FCFA investis en 2021

L’appel d’offres lancé est ouvert aussi bien aux prestataires locaux qu’internationaux. Une fois recruté, ledit consultant va sur une période de 12 mois : « procéder à un diagnostic du système d’entretien et de gestion du patrimoine routier, proposer une stratégie d’entretien du réseau et une feuille de route, donnant un aperçu clair, compréhensible des opérations à court, moyen à long terme, ainsi que les étapes à parcourir pour mener à bien l’entretien routier », explique Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des Travaux publics.

Lire aussi : Transports: les solutions du Fonds routier pour améliorer l’entretien routier

Notons que ce n’est pas la première fois que les pouvoirs publics envisagent un projet concernant l’entretien des routes. En juin 2023, le même département ministériel divulguait le projet de création d’un centre d’excellence en entretien routier. Ce centre, apprenait-on, se chargerait de la stabilisation et de l'entretien durable des routes en terre, l’objectif étant d’avoir des routes de bonne qualité, sans nécessairement avoir recours au bitume. Toutefois, un an après, l’initiative semble avoir été jetée aux oubliettes.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Articles similaires

Actuellement en kiosque

Les plus lus

1
2
3
4
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.