Le 15 avril 2025, le ministre camerounais de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra) Joseph LE, a signé une série d’arrêtés ouvrant des concours directs, de formation, des coucous professionnels et tests de sélection au titre de l'exercice budgétaire 2025. Au total, 2 110 postes sont ouverts pour le recrutement des personnels dans une dizaine de corps des fonctionnaires et agents de l’État relevant du code du travail. Ce nombre est en augmentation de 930 places (+78,8 %) par rapport au recrutement lancé par le gouvernement en juin 2024 (1 180 places).
Cette hausse est principalement soutenue par les concours directs où 910 postes sont disponibles en 2025 contre 170 l’an dernier, soit un bond de 740 places (+435,2%) en glissement annuel. Une embellie elle-même portée par le recrutement des personnels de santé publique qui passe de 80 en 2024 à 470 en 2025 dont 350 infirmiers et 120 techniciens médico-sanitaires et Génie sanitaire. Si le texte du Minfopra ne l’indique nulle part, l’on peut néanmoins déduire que l’augmentation du nombre de personnels sanitaires devrait contribuer à réduire le chômage de nombreux diplômés du secteur et à améliorer l’offre des soins dans les hôpitaux du pays. Dans son discours à la Nation le 31 décembre 2024, le président de la République Paul Biya annonçait la contractualisation de 9 944 personnels de santé à compter de 2025, ce qui ferait une moyenne de 1 999 par an.
De l’autre côté, le test de sélection passe de 145 personnels sollicités à 235 en 2025 pour une hausse de 90 places. La priorité est accordée à 175 instituteurs de l’Enseignement technique et professionnel. Dans la même lancée, le nombre de places à pourvoir pour les concours de formation s’établit à 140 venant de 40 en 2024. L’Institut national de la Jeunesse et des Sports (INJS) et les Centre nationaux de la jeunesse et des sports (Cenajes) sont fortement demandeurs. Quant aux concours professionnels, le nombre de places disponibles selon le Minfopra est de 555, en baisse de 15 places par rapport en 2024. Bien qu’ayant enregistré une réduction du nombre de places passant de 285 en 2024 à 230 en 2025, l’Ecole Normale de l’Administration et de la Magistrature (Enam) figure dans le Top 4 des domaines où le besoin de recrutement est le plus élevé.
Avec le recrutement annoncé, les effectifs de la Fonction publique camerounaise estimés 411 749 fonctionnaires à fin décembre 2024 selon le Document de programmation économique et budgétaire, vont augmenter. Toutefois, le gouvernement camerounais tend visiblement vers le respect de ses prévisions. La raison, au cours du lancement des conférences de pré-validation du plan de recrutement en octobre 2024, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a précisé que l’Etat ne pourra pas recruter plus de 6 000 agents publics « y compris la vague de 3 000 instituteurs de l’enseignement primaire » en 2025. Ceci sur une demande qu’il estimait déjà à 31 000 personnels à cette période-là.
Lire aussi : Cameroun : la masse salariale annoncée en hausse de près de 200 milliards de Fcfa en 2025 (+11,8%)

