L’entreprise camerounaise Fortrans Fisheries SAS va investir 9,9 milliards FCFA pour la construction d’une unité de production de provende et de poisson par la pisciculture et la pêche industrielle à Douala, région du Littoral. Pour se faire, l’entreprise que dirige Stéphane Fosso a signé le 22 septembre 2025 avec l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME) un accord de convention pour intégrer le régime des incitations à l’investissement privé.
Cette nouvelle entreprise qui rejoint ce régime préférentiel ayant vocation à faciliter l’investissement privé au Cameroun, ambitionne booster la production locale de poisson. Ceci grâce aux 5 000 tonnes de poissons issues de son unité de production qu’elle entend mettre à la disposition du marché local dès 2026. « Le projet Fortrans Fisheries SAS s’inscrit dans une vision ambitieuse dont l’objectif principal est de produire localement, à grande échelle, une gamme diversifiée de produits notamment les poissons de mer et d’élevage, les aliments composés pour volaille et bovins accessibles aux ménages comme aux professionnels de l’élevage », a déclaré Stéphane Fosso.
Indiquons dans cette lancée que la production camerounaise de poissons est évaluée à 241 561 tonnes en 2023 en hausse de 4% par rapport à 2022, selon le rapport sur la "Situation de la production et des importations du sous-secteur de l’élevage, pêche et industries animales" du ministère de l’Elevage des pêches et de l’industrie animale (Minepia). Malgré cette légère hausse de la production en 2023, elle demeure insuffisante pour combler la demande évaluée à 316 500 tonnes la même année. C’est pour combler le déficit observé que le gouvernement a recours aux importations. Le "Rapport sur l’économie camerounaise 2024" du ministère de l’Economie fait savoir que cette année le pays a importé 207 092 tonnes de poissons à 167,3 milliards FCFA en baisse de 11,7% en volume et de 8,3% en valeur monétaire par rapport à 2023.
Dans le cadre de la convention avec l’APME l’entreprise piscicole bénéficie alors de facilités fiscalo-douanières, administratives et financière pour la mise en œuvre de son projet. Il est prévu qu’il génère 496 emplois et participe aussi à la formation du capital humain dans sa zone d’implantation.
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