Chargement des breaking news...
Business et Entreprises

Cameroun : JMJ Faster et la Chambre d’Agriculture signent un partenariat pour booster les PME rurales

À travers la création de centres d’excellence et un accompagnement complet des porteurs de projets, les deux institutions ambitionnent de réduire la mortalité des PME agricoles et de renforcer la production locale.

Publiée vendredi 17 avril 2026 à 13:31:18Modifiée vendredi 17 avril 2026 à 13:31:20Temps de lecture 5 minPar Vicky BAGAL

Patrice Yantho, directeur général de JMJ Faster ESMP, et Paul Martin Mindjos, président de la Chambre d'Agriculture du Cameroun, présentant les parapheurs après la signature de la convention le 16 avril 2026 à Yaoundé © JMJ AFRICA

Le 16 avril dernier, l’écosystème entrepreneurial rural camerounais a franchi une nouvelle étape avec la signature d’un partenariat stratégique entre l’incubateur JMJ Faster ESMP, filiale du cabinet international JMJ Africa, et la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts (Capef), établissement public chargé de la promotion du secteur rural. 

Prévu pour une durée de cinq ans renouvelables, cet accord vise à structurer durablement l’écosystème entrepreneurial en zones rurales et périurbaines, en s’attaquant aux principaux freins au développement des projets, notamment le manque de financement, la faible structuration et le déficit d’accompagnement technique.

Lire aussi : [Communiqué] JMJ signe un accord avec Hejun Group pour booster les affaires entre la Chine et l’Afrique

« Nous avons mûri, avec la Capef, un écosystème dont l’objectif est d’accélérer l’entrepreneuriat rural et de réduire le taux de mortalité des PME, à l’heure où neuf startups sur dix disparaissent en cinq ans. Notre défi est d’inverser cette tendance en garantissant un entrepreneuriat réussi aux jeunes », a déclaré Patrice Yantho, directeur général de JMJ Faster ESMP.

Le partenariat repose sur un modèle d’accompagnement à 360 degrés couvrant l’ensemble du cycle de vie des projets : de la formation initiale à la maturation, en passant par l’incubation, la levée de fonds et l’accès au marché. JMJ Faster ESMP mobilise son expertise en incubation et structuration de projets, tandis que la Capef met à disposition ses infrastructures, ses bases de données de producteurs et son ancrage territorial.

Des centres d’excellence pour transformer les territoires

L’un des piliers majeurs de ce partenariat réside dans la mise en place de centres d’excellence dans les dix régions du Cameroun. Véritables hubs de compétences, ces structures ont vocation à diffuser les meilleures pratiques, renforcer les capacités des acteurs et favoriser le transfert de savoir-faire. Au-delà de la production, elles interviennent sur toute la chaîne de l’approvisionnement en intrants à la commercialisation en passant par la fourniture d’équipements, la collecte, la transformation et la conservation.

Lire aussi : Cameroun : Prometal investit 88 milliards FCFA pour imposer le "made in Cameroon" dans l’aluminium avec Proalu

Ces centres s’articulent autour de deux axes stratégiques : le développement agro-sylvo-pastoral et halieutique, intégrant cultures vivrières, élevage, foresterie, pêche et aquaculture, avec pour objectif de diversifier les revenus et améliorer la rentabilité des exploitations ; et la transformation digitale, incluant l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus de production et de gestion, afin d’optimiser les rendements et moderniser les chaînes de valeur.

Lire aussi : Cameroun : Opalm muscle son offensive industrielle avec une nouvelle huilerie à 9 milliards FCFA

Selon le promoteur du projet, les premiers centres d’excellence verront le jour dans les localités d’Eseka et de Mbanga, des bassins de productions d’huile de palme situés respectivement dans les régions du Centre et du Littoral. En effet, les sites choisis pour le lancement sont des bassins où sont installés des agro-industriels qui y concèdent d’importants investissements. C’est le cas d’Opalm qui a récemment racheté l’usine de la Socapalm à Eséka et qui ambitionne d’étendre les capacités de celle-ci de 7 000 à 25 000 tonnes par an, impliquant directement une hausse du besoin en matières premières.

Un levier pour l’emploi et la souveraineté alimentaire                                                                

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent générer des impacts économiques concrets : création d’emplois en milieu rural, amélioration des revenus, diversification des activités et valorisation des ressources locales. L’initiative vise également à renforcer l’approvisionnement des industries locales en matières premières, contribuant ainsi à réduire la dépendance du Cameroun aux importations alimentaires, estimées à plus de 1 100 milliards de FCFA par an, et à améliorer la balance commerciale.

Lire aussi : Cameroun : le déficit commercial atteint un niveau record de 2 145 milliards FCFA (+23%) en 2025

En structurant l’investissement productif dans les territoires, JMJ Faster ESMP et la Capef entendent poser les bases d’un modèle de développement inclusif. « La concrétisation de cette collaboration constituera une valeur ajoutée pour les jeunes et contribuera au développement agricole et à la croissance économique du pays », a conclu Paul Martin Mindjos.

Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Articles similaires

Actuellement en kiosque

Les plus lus

1
2
3
4
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.