Intitulé « L'art de la signature crédible de l’État : Paul Biya », le nouvel ouvrage du professeur Kelly Mua Kingsly, ingénieur financier et spécialiste des politiques publiques, retrace la manière dont le Cameroun a consolidé, sur plus de quatre décennies, une réputation de fiabilité auprès des partenaires et marchés internationaux.
L’auteur analyse la cohérence et la continuité des politiques économiques menées depuis les années 1980, autour d’une idée centrale : « la crédibilité ne se décrète pas, elle se construit ». Selon lui, la longévité politique du président Paul Biya a permis d’asseoir un capital de confiance durable pour l’État camerounais, fondé sur la discipline budgétaire et la stabilité macroéconomique.
S’appuyant sur quatre décennies de réformes et d’évolutions économiques, Kelly Mua Kingsly explique comment, malgré les crises successives, le pays a maintenu la confiance de ses partenaires, des bailleurs de fonds et des investisseurs. L’auteur dresse ainsi le portrait d’un État soucieux de préserver la stabilité de sa signature souveraine sur les marchés financiers internationaux.
L’ouvrage met en avant 20 piliers de la crédibilité financière du Cameroun, parmi lesquels la maîtrise du déficit public (contenu sous les 4 % du PIB), un taux d’endettement inférieur au seuil communautaire de la CEMAC (43 % contre 70 %), une croissance moyenne de 3,5 à 4 %, la stabilité monétaire via l’ancrage CFA–euro, et un niveau de réserves de change supérieur à cinq mois d’importations.
Kelly Mua Kingsly souligne également la régularité du Cameroun dans le respect de ses engagements extérieurs, relevant qu’entre 1982 et 2025, le pays n’a enregistré aucun défaut de paiement souverain. Cette performance, reconnue par les agences de notation internationales (Moody’s, Fitch, S&P) et les institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale, BAD), a contribué à renforcer la crédibilité du pays sur les marchés.
L’ouvrage replace enfin cette trajectoire dans la perspective des grands cadres stratégiques de développement : la Vision 2035, la Stratégie nationale de développement 2030 (SND30), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les Objectifs de développement durable. Pour l’auteur, la stabilité politique et institutionnelle constitue le socle d’un capital de confiance essentiel à la transformation économique.
Publié aux éditions All Access Paris (406 pages, bilingue, 50 euros), l’ouvrage s’adresse autant aux décideurs qu’aux chercheurs et aux acteurs économiques intéressés par la dynamique de la crédibilité financière des États africains.

