Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement vient d’approuver un prêt de 330,48 millions d’euros soit 216,7 milliards de Fcfa en faveur du Cameroun pour la reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua. Dans le détail, il s’agit d’un prêt de 318,24 millions d’euros (208,7 milliards de Fcfa) et d’un prêt du Fonds africain de développement guichet de prêt à taux concessionnel du groupe de la Banque à hauteur de 12,24 millions d’euros (8,028 milliards de Fcfa).
Il faut dire que ce décaissement qui rentre dans le cadre de la 4e phase du Programme d’appui au secteur des transports – Reconstruction du corridor économique Douala-N’Djamena, était attendu par le pays. En effet, à la suite d’une descente sur le terrain d’une mission de la BAD en juillet dernier, des sources au sein de l’institution bancaire indiquaient déjà que le Cameroun recevrait un avis favorable pour le déblocage des fonds nécessaires pour la réalisation de ce projet routier.
Avec ce décaissement, la BAD envisage à terme « la réhabilitation de la section la plus dégradée, Ngaoundéré-Garoua permettra d’améliorer la performance du réseau routier camerounais à l’effet de promouvoir la participation et l’investissement privé dans les secteurs agroindustriels, du transport et de la logistique, le long du corridor Douala-N’Djamena et facilitera en même temps, le commerce transfrontalier », a indiqué Serge N’Guessan, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale.
Les fonds donc déjà disponibles, l’hypothèse du démarrage des travaux au 1er trimestre 2025 se concrétise davantage car la BAD avait déjà engagé des démarches relatives à son démarrage dans les délais indiqué. Ceci en utilisant la procédure d’acquisition anticipée qui renvoie au fait qu’avant que le projet ne passe en conseil, la banque initie des procédures de passation de marché de tel en sorte qu’une fois le projet approuvé, la procédure soit considérablement avancée et les prestataires déjà sélectionnés.
Rappelons que l’axe Ngaoundéré-Garoua du corridor Douala-N’djamena revêt d’une importance capitale. Long de 2100 km, il concentre près de 35% du PIB du Cameroun et dessert respectivement 35% et 20% des populations camerounaises et tchadiennes. De plus c’est par lui que transitent environ 350 milliards de FCFA de marchandises tchadiennes chaque année.

