La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 309,93 millions d’euros, soit environ 203,3 milliards de FCFA en faveur du Cameroun. Ce financement est consacré à l’aménagement et le bitumage de la section Ngoura II-Yokadouma, une route longue de 156 kilomètres. D’après un communiqué de la BAD publié le 9 mars 2026, le projet s’inscrit dans le cadre du développement de l’axe routier stratégique Bertoua-Batouri-Ngoura II-Yokadouma-Moloundou, qui relie la frontière du Congo et constitue un corridor important pour les échanges dans la sous-région.
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Selon la BAD, l’initiative vise à accompagner le Cameroun dans la transformation structurelle de son économie en améliorant la connectivité de la région de l’Est et son intégration aux corridors transfrontaliers. « En améliorant la connectivité de la région de l’Est et son intégration aux corridors frontaliers, nous contribuons à libérer le potentiel productif et à renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale.
Le projet devrait également contribuer au désenclavement de cette partie du pays, caractérisée par un important potentiel agricole, minier et forestier. Pour la BAD, l’amélioration de cette infrastructure routière facilitera notamment le transport des produits issus des zones de production vers les centres de commercialisation, tout en renforçant la connectivité avec les pays voisins, notamment la République centrafricaine, le Congo et le Tchad.
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La région de l’Est, la plus vaste du Cameroun avec une superficie d’environ 109 000 km² — soit près de 23 % du territoire national — reste en effet l’une des moins bien desservies du pays, selon les données de la BAD. Elle affiche un taux de bitumage d’environ 6,25 % et une densité routière de seulement 0,70 kilomètre pour 1 000 habitants. « La réalisation de cette route moderne et praticable en toute saison devrait permettre de réduire les coûts de transport, d’améliorer les conditions de vie des populations et de renforcer la compétitivité des opérateurs économiques » lit-on.
À terme, le projet devrait également générer au moins 2 500 emplois directs et indirects, notamment au bénéfice des jeunes, des femmes et des populations vulnérables.

