La Chambre africaine de l'énergie (CAE) apporte un soutien remarqué à la stratégie de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun (SNH) pour sa campagne de promotion pétrolière en cours. Dans un communiqué du 17 février, l'organisation panafricaine met en avant la transparence et la flexibilité du cycle d'octroi de licences portant sur neuf blocs stratégiques dans les bassins de Rio del Rey et Douala/Kribi-Campo. « Ce qui rend le cycle d’octroi de licences du Cameroun si attrayant, c’est la qualité des données techniques disponibles », souligne NJ Ayuk, président exécutif de la CAE.
Entre opportunités gazières offshore et projets terrestres adaptés aux indépendants, le Cameroun mise sur la qualité de ses données techniques et des conditions fiscales négociables pour enrayer le déclin naturel de sa production et attirer les majors internationales avant les grandes décisions attendues fin avril 2026. Une initiative que la Chambre juge compétitive dans l’environnement africain, surtout du fait de la publication des critères d’appel d’offres et de l’accès aux salles de données techniques. Au-delà de cette idée, elle estime par ailleurs que la multiplicité des cadres contractuels — concession, partage de production et services à risque — offre aux investisseurs une meilleure structuration financière des projets.
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Annoncé le 1er août 2025 par appel d’offres international baptisé « Licensing Round », dans le but d’attirer les investisseurs étrangers vers 85 puits de pétrole et de gaz, ce soutien fait écho alors que la date limite de soumission des offres approche pour le 30 mars 2026. Cette campagne s’inscrit dans un contexte de baisse des recettes pétrolières et d’urgence à valoriser les ressources encore disponibles. Globalement sur les neuf premiers mois 2025, les volumes d’exportation de brut camerounais ont reculé de 17,5 %, passant de 2 255 millions de tonnes en 2024 à 1 861 millions en 2025. Sur la même période, les recettes pétrolières s’établissent à 1 007,9 milliards FCFA contre 1 239,1 milliards FCFA un an plus tôt, soit un recul de 231,2 milliards FCFA (-18,7 %).
Dans un contexte de déclin des revenus pétroliers, la SNH anticipe toutefois un rebond : la production nationale est projetée à 20,8 millions de barils en 2026, puis à 22,1 millions en 2027. « Cette tendance traduit une trajectoire de reprise conditionnée par la réussite des investissements amont et à la stabilisation du contexte opérationnel », souligne l'entreprise sur son portail numérique.
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