Nouveau rebondissement dans l’affaire du rachat de la Chocolaterie Confiserie Camerounaise (Chococam). De bonnes sources, EcoMatin est en mesure de confirmer que la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) s’est retirée des négociations. Le fonds de pension public, qui avait mandaté la société d’investissement basée à Abidjan, Afrotopia Capital pour l’accompagner dans cette opération, a quitté la table en raison du prix exigé par Tiger Brands pour céder ses 74,7% de parts dans la chocolaterie. Ce désistement intervient dans un contexte où le groupe Cadyst de Célestin Tawamba est annoncé en pôle dans les négociations avec une offre estimée à 60 milliards FCFA, selon des indiscrétions.
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L’industriel sud-africain Tiger Brands, maison-mère de Chococam, justifie sa volonté de vendre ses parts, par un recentrage stratégique sur ses activités jugées « essentielles ». La filiale camerounaise, qui produit des marques emblématiques comme Tartina, Mambo, Matinal, Big Gum, Davita ou encore Tastik, ne répond plus aux critères financiers fixés par le groupe. Ses performances sont en baisse continue depuis 2022, avec un chiffre d’affaires passé de 38,8 milliards FCFA en mars 2022 à 27,5 milliards FCFA en 2024, avant un nouveau repli de 2,6 % au premier semestre 2025.
Ce désengagement intervient également dans un contexte de tensions entre Tiger Brands et ses intérêts au Cameroun. Le groupe est empêtré dans un litige avec l’homme d’affaires Baba Danpullo, à l’origine de la saisie de ses comptes bancaires depuis près de trois ans. À cela s’ajoute la suspension, depuis quatre ans, du rapatriement des dividendes vers l’Afrique du Sud, une situation qui accentue les difficultés du géant agro-industriel et rend la cession de Chococam encore plus pressante.

