Au Cameroun, le Fonds National de l’Emploi (FNE) ambitionne de mobiliser 150 milliards de Fcfa entre 2025 et 2030 pour la création de 2,5 millions d’emplois au cours de la période sous revue (5 ans). Selon l’organisme public chargé de la promotion de l'emploi sur l'ensemble du territoire camerounais, cette initiative rentre dans le cadre de son Programme d’emplois à moyen terme (Pémot). « Ledit programme sera présenté dans les prochains jours au ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, pour validation et lancement officiel du Pémot », a déclaré le Directeur général du FNE Camille Moute à Bidias le 16 février dernier, sur les antennes de la radio nationale.
Si le projet est validé, le FNE devrait recevoir dès 2025 une première enveloppe de 20 milliards de Fcfa. Ce financement servirait à la création de 150 000 à 200 000 emplois dans des secteurs variés, notamment l’agriculture, l’agro-pastoral et l’environnement. « Que les demandeurs d’emplois se rapprochent du Fonds National de l’Emploi pour déjà s’enregistrer et subir un bilan professionnel afin d’être orientés vers un métier qui correspond à leurs aspirations, à leurs aptitudes », a ajouté Camille Moute à Bidias.
Ce programme intervient dans un contexte de chômage élevé au Cameroun, avec un taux estimé à 74% en 2024 selon l’Institut national de la statistique (INS). Les jeunes de 25 à 35 ans, notamment les diplômés de l’enseignement supérieur, sont les plus touchés, avec un taux de chômage de 14,8%, soit cinq fois plus que les non-scolarisés de la même tranche d’âge.
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Pour inverser cette tendance, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle encourage le développement de la formation professionnelle afin d’orienter davantage de jeunes vers des métiers techniques. Dans son discours du 10 février 2025, le président Paul Biya a également annoncé plusieurs initiatives visant à favoriser l’insertion professionnelle, notamment la création de bureaux d’emplois municipaux et la mise en place de 10 000 emplois dans le secteur de l’environnement. Il a aussi encouragé les jeunes à explorer l’auto-emploi et les filières porteuses comme le numérique et l’agropastoral.
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