Au Cameroun, le ministère des Mines (Minmitd) a fixé, le 15 avril 2026, les quantités d’échantillons miniers pouvant être exportées pour des analyses ou des essais industriels. Cette décision intervient après les premières expéditions de minerai de fer annoncées sans précision sur les volumes. Désormais, les envois sont limités à 50 kg pour les substances précieuses et à 1 tonne pour les métaux de base et substances de carrière. Le texte précise également que « l’expédition des échantillons à valeur commerciale (…) est assujettie au paiement des droits et taxes ».
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Cette décision vient préciser un cadre jusque-là incomplet dans le Code minier adopté en décembre 2023. En effet, si les articles 119 et 120 encadraient déjà le contrôle des exportations et la certification des minerais, ils ne fixaient aucun seuil précis. Cette mesure intervient alors que plusieurs projets miniers entrent en phase active, avec les premières expéditions ou la pré-production. C’est notamment le cas du projet de bauxite de Minim-Martap, porté par l’australien Canyon Resources, ou encore des projets de fer de Bipindi-Grand Zambi et de Kribi-Lobé dans le Sud du pays.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de renforcement du contrôle du secteur minier, après plusieurs irrégularités constatées, notamment dans la filière aurifère, ainsi que la suspension de certains sites artisanaux et semi-mécanisés. Rappelons que le secteur minier camerounais représente moins de 1 % du PIB en 2025 selon les données officielles, avec une contribution appelée à évoluer à mesure de l’entrée en production des projets industriels pour prendre le relais du pétrole en déclin.
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