On était sans nouvelles du projet de construction du premier technopôle agro-industriel du Cameroun dans la localité de Ouassa Baboute, par Nkoteng, département de la Haute Sanaga, région du Centre. Le gouvernement vient, pour ainsi dire, de le ressusciter en l’inscrivant parmi les priorités industrielles du triennat 2025-2027selon les perspectives du Document économique de programmation économique et budgétaire (Dpeb).
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En effet, on se souvient qu’en décembre 2017, Ernest Gbwaboubou alors ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique (Minmidt) procédait à la sécurisation du site et que le pays était en négociation avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) pour ce projet dont le coût prévisionnel est de 120 milliards de Fcfa. Trois ans plus tard notamment le 20 novembre 2020, l’ex Minmidt, Gabriel Dodo Ndoke (de regrettée mémoire), a lancé un appel public international à manifestation d’intérêt (Apmi) en vue de sélectionner une entreprise ou un groupement d’entreprises devant fournir un accompagnement pour le financement, l’aménagement, l’équipement et l’exploitation de ladite infrastructure. Le 21 décembre 2022, le membre du gouvernement procédait au lancement officiel de l’opération de paiement des indemnisations dues aux 123 personnes victimes de pertes de droits fonciers pour un montant global de 340,5 millions de Fcfa.
Après le décès de l’ancien Minmidt le 21 janvier 2023, ce projet gouvernemental annoncé depuis sept ans semble en berne d’autant plus qu’on ignore l’issue de l’Apmi lancé par le prédécesseur de Fuh Calistus Gentry. Pourtant, depuis 2017 ; 405 hectares de terres sont disponibles d'après les sources officielles qui en 2018, vantaient l’infrastructure en gestation comme « l’exemple type de la nouvelle donne dans le secteur agro-industriel qui devra guider l’ambition de devenir le nourricier de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) et du Nigéria ».
Déclinaison du Plan directeur d’industrialisation (PDI) validé en 2017, aucune prévision précise n’est faite sur l’année de lancement effectif du projet, mais l’on sait tout de même qu’il interviendrait au cours des trois prochaines années. Le projet est censé intégrer des bassins de production, des centres de collecte, et des unités de première transformation au profit des agriculteurs, fournisseurs de services, PME et moyennes industries avec pour objectif des de créer de milliers d’emplois.
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A en croire le ministère des Finances, l’opérationnalisation des zones économiques et des technopôles à l’instar de celui de Ouassa Baboute, permettrait aux entreprises de tirer profit des opportunités qu’offre la Zone de Libre-Échange continentale Africaine (Zlecaf). Ceci dans un contexte où le gouvernement entend faire passer la part de la Valeur ajoutée manufacturière (richesse produite lors du processus de production. Entretemps, des sources contactées au Minmidt n’ont pas souhaité se prononcer sur la question pour le moment.

