Après l'invalidation de la candidature du Pr. Maurice Kamto à l'élection présidentielle du 12 octobre par le Conseil constitutionnel, le parti a choisi une voie de rupture stratégique qui le conduit vers une participation au processus électoral en cours dans le pays. Cette voie, contenue dans les trois grandes résolutions issues du Conseil national tenu le 6 septembre dernier à Yaoundé, privilégie le consensus et la représentativité.
Ainsi, pour ce qui est de la première portant sur le soutien du MRC au candidat de l'opposition issu d'une coalition, le parti rompt avec la politique de boycott qui a caractérisé les scrutins de 2020. Il est question pour le parti de travailler durant la campagne électorale, aux côtés d’un candidat unique de l'opposition, issu d'une coalition d'au moins deux partis politiques importants.
Cette résolution est une réponse aux appels pressants de ceux qui perçoivent le MRC dont le leader a été exclu de la course à la présidentielle par le Conseil constitutionnel comme l’arbitre de ce scrutin par la consigne de vote qu’il donnera à ses nombreux militants. En créant un front commun contre le parti au pouvoir dont le candidat Paul Biya, 92 ans dont 43 à la tête de l’Etat, le MRC, fort de sa base électorale de 2018, entend jouer un rôle de poids dans la désignation du candidat qui portera les couleurs de la coalition en cours de négociation.
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La deuxième résolution du Conseil national du 6 septembre dernier porte sur le retour de son leader dans les rangs du parti. Après l’émotion qu’a suscitée l’invalidation de la candidature du Pr. Maurice Kamto à la présidentielle d’octobre prochain, les membres du parti ont exprimé leur souhait de voir leur président, parti candidater sous les couleurs du Manidem d’Anicet Ekane, revenir formellement en tant que membre actif de la formation. Un rapport présenté lors du Conseil a souligné que « l'unanimité des militants » s'est exprimée en faveur du retour du leader au sein de la structure du parti, pour continuer de guider le combat. Cette résolution vise à consolider le parti autour de son chef, en vue des futures échéances et des batailles politiques à venir.
Le Conseil national a enfin indiqué en sa troisième résolution que, bien qu'il ne présente pas de candidat à la présidentielle du 12 octobre 2025, le MRC participera activement aux prochaines élections législatives et municipales prévues en 2026. Après le boycott des élections de 2020, cette décision marque un tournant majeur pour le parti qui jusqu’ici, pour conditionner sa participation aux élections locales, a brandi le préalable du toilettage code électoral.
L'objectif de ce revirement consiste pour les analystes et experts à renforcer le maillage territorial du parti, de gagner des sièges à l'Assemblée nationale et de diriger des exécutifs communaux en vue de consolider sa base et étendre son influence sur le terrain.
Ces résolutions du Conseil national du 6 septembre 2025 témoignent d'une réorientation stratégique du MRC. Le parti, face à l'impossibilité de présenter son leader à l'élection présidentielle, choisit de renforcer l'union de l'opposition et de se préparer pour les batailles politiques à venir, au niveau local et national.
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