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Cameroun : le taux d’inflation en hausse au premier trimestre 2020

Une étude de l’Institut National de la Statistique révèle les prix des produits à la consommation ont progressé de 0,5% comparativement au 4e trimestre 2019

Par rapport au 1er trimestre 2019, le niveau général des prix au Cameroun a augmenté de 2,6% au cours de la même période en 2020. Toutes les grandes villes sont concernées, mais les plus fortes hausses sont  s’observent à Bamenda (4,3%), Buea (3,8%) et Bafoussam (3,0%). Les autres villes enregistrent une hausse inférieure au niveau national. Il s’agit de Douala (2,4%), suivie de Yaoundé (2,3%), Garoua (2,1%), Ngaoundéré (2,1%), Bertoua (1,8%), Ebolowa (1,8%) et Maroua (1,7%). D’après l’Institut National de la Statistique(Ins), qui a révélé ces données,  cette hausse est en grande partie due  « au renchérissement des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (3,1%), des restaurants et hôtels (5,4%), ainsi que des articles d’habillement et chaussures (2,8%)» révèle une étude de l’Institut. 

Les produits alimentaires qui connaissent une inflation sont les fruits (+8,9%), les légumes (+7,9%), les viandes (+4,8%), le pain et les céréales (+1,5%). A cela s’ajoutent les poissons, fruits de mer, laits, fromages et œufs dont les prix ont connu une augmentation  de 0,4% au premier trimestre 2020. A contrario, l’on enregistre une baisse des prix des huiles et graisses (-1,4%), et ceux des poissons et autres produits de mer congelés (-1,1%).

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Coronavirus

Si selon l’Ins la crise sanitaire liée au COVID-19 n’a pas eu un impact significatif sur le niveau général des prix au cours de cette période, l’institut constate tout de même que la fin du mois de mars a été marquée par une flambée des coûts. Celle-ci a été causée par le phénomène « d’achats-panique »intervenu après la prise, le 17 mars 2020, des premières mesures restrictives contre le Covid-19. Résultat des courses, certains commerçants véreux procédaient à l’augmentation des prix de certaines denrées alimentaires et produits de premières nécessités.

Une dynamique qui a été stoppée net par le déploiement des équipes du ministère du Commerce « les campagnes intenses menées par le Mincommerce (ministère du Commerce, ndlr) sur les marchés pour démasquer les spéculateurs qui stockent les produits dans le but de susciter une pénurie ont permis de limiter la flambée des prix » relève l’Ins. Par ailleurs, ledit ministère à travers la Mission de Régulation et d’Approvisionnement des produits de grande consommation (Mirap), a augmenté la fréquence des marchés périodiques sur l’ensemble du territoire national en vue d’aider les ménagères à s’approvisionner à moindre coût. Néanmoins, l’impact éventuel de la crise sanitaire sur les prix ne pourra se faire ressentir réellement qu’à partir du mois d’avril de cette année.

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