Au premier trimestre 2026, Dangote Cement Cameroon enregistre une nouvelle baisse de ses ventes, à 300 000 tonnes, selon les résultats récemment publiés par le groupe. Ce niveau est en recul de 56 500 tonnes, soit –16 %, par rapport aux 356 500 tonnes écoulées à la même période un an plus tôt. Cette contraction s’inscrit dans la continuité d’une série de contre-performances observées en 2025, liées notamment à un ralentissement de l’activité après les échéances électorales, à des retards dans l’exécution des projets publics et à un repli du secteur de la construction.
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« Les volumes de ventes ont diminué de 15,8 % en glissement annuel, reflétant une demande de construction affaiblie après les élections et un rythme plus lent d’exécution des projets […] Globalement, la performance est principalement affectée par le ralentissement temporaire de l’activité de construction », souligne le communiqué du groupe.
Le groupe évoque toutefois un environnement macroéconomique relativement stable, marqué par une inflation contenue autour de 2,5 %, et anticipe une reprise progressive, portée par la relance des dépenses publiques post-électorales et l’accélération des projets d’infrastructures.
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Cette contreperformance contraste avec la dynamique observée dans les autres marchés africains du groupe. Hors Nigeria, les ventes cumulées des huit filiales panafricaines ont atteint 2,9 millions de tonnes à fin mars 2026, en hausse de 19,5 %. Cette progression s’est traduite par un chiffre d’affaires de 370 milliards de nairas (environ 150,7 milliards de FCFA), en augmentation de 14,7 % sur un an, après une baisse équivalente en 2025.
Cette reprise est principalement tirée par les performances de l’usine de Mugher en Éthiopie (+31,5 %), ainsi que par celles des marchés tanzanien (+24,7 %) et zambien (+16,2 %). En Côte d’Ivoire, la nouvelle unité de broyage a produit 146 300 tonnes sur le trimestre, portant la capacité totale du groupe à 55 millions de tonnes par an. « Cette croissance a été stimulée par une augmentation des dépenses publiques, des investissements dans les infrastructures et l’expansion des services, dans un contexte d’inflation modérée et de stabilisation des variables macroéconomiques », indique le directeur général, Arvind Pathak.
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Présent au Cameroun depuis 2015 avec une capacité de broyage de 1,5 million de tonnes à Douala, Dangote Cementévolue dans un marché de plus en plus concurrentiel. L’arrivée de nouveaux acteurs ces dernières années, et plus récemment celle de Central Africa Cement, dont l’usine d’Edéa inaugurée en 2025 renforce la pression sur les prix et les parts de marché, contribue à durcir l’environnement.
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Face à cette concurrence, le groupe prévoit néanmoins d’accroître ses capacités, notamment à travers un contrat d’environ 1 milliard de dollars signé en février 2026 avec Sinoma Engineering, afin de soutenir son expansion au Cameroun et dans six autres pays africains.

