Par un arrêté conjoint signé le 6 janvier 2026, les ministres Joseph LE de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), Fonction publique) et Laurent Serge Etoundi Ngoa de l’Éducation de Base (Minedub) ont ouvert un test de sélection pour le recrutement de 3 000 instituteurs. Ce recrutement apprend-on, s'inscrit dans le cadre de la septième phase du troisième programme de contractualisation des instituteurs de l’enseignement maternel et primaire publique au titre de la session 2025.
Les épreuves dudit test auront lieu le 14 février 2026 dans les 10 chefs-lieux de régions. « L’appel à candidature à ce test est indexé sur les besoins des écoles nécessiteuses et les écoles à besoins spécifiques. A cet effet, chaque candidat choisit une école dans laquelle il souhaite travailler et compose dans le centre régional de composition qui abrite la zone qui a fait l’objet de son choix », précise l’arrêté.
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Pour être éligibles à ce test de sélection, les candidats doivent impérativement remplir deux conditions : être âgés de 40 ans au plus au 31 décembre 2025 et détenir un Certificat d’Aptitude Pédagogique d’Instituteurs de l’Enseignement Maternel et Primaire (CAPIEMP) délivré au plus tard en 2020. Ce vaste programme de recrutement engagé par les pouvoirs publics répond à une pression démographique scolaire sans précédent. En effet, selon une étude de l’Institut national de la statistique (INS) menée en 2022, le cycle primaire camerounais compte 4,944 millions d’élèves, un effectif largement concentré dans les établissements publics (74,2 %) pour un total de 113 690 enseignants seulement.
Par ailleurs, si l’intégration de ces nouveaux personnels vise à renforcer la qualité du système éducatif, elle représente également un défi budgétaire majeur. D’après le Document de Programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028, le ministère de l’Éducation de Base employait déjà 61 693 enseignants en 2024, soit 15,81 % de l’effectif global de la Fonction publique (390 170 agents). Avec une masse salariale mensuelle établie à 17,3 milliards FCFA, ce secteur absorbe 14,91 % de l’enveloppe globale de l’État, se classant ainsi au troisième rang des postes de dépenses de personnel, juste derrière l’Enseignement secondaire (33,93 %) et la Défense (18,61 %).

