Le gouvernement camerounais veut accélérer la mise en œuvre de la composante sociale du Projet d’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi (Parzik). Le ministre des Travaux publics (Mintp) Emmanuel Nganou Djoumessi a publié ce 6 novembre 2025, une liste de neuf entreprises et groupements de consultants retenus pour « soumettre les propositions en vue de la fourniture des services de consultants pour la formation en matière de conservation/transformation de poissons aux jeunes pêcheurs et aux femmes transformatrices ».
Il s’agit concrètement, de six firmes étrangères à savoir : Sicad (Tchad), Microsolved (Nigéria), Groupe Soteco (Sénégal), IOS Partners (Etats-Unis), le Groupement canadien-marocainCID Maroc/CID INC et le Groupement Cameroun- français Enserbat TP Sarl/Meresco/Cibat International. Ces firmes devront proposer un plan d'action détaillé visant à doter les acteurs de la pêche de Kribi des meilleures pratiques de traitement du poisson. Le communiqué du Mintp ne le dit pas clairement mais l'enjeu d’une telle initiative est probablement celui d’améliorer la qualité des produits halieutiques et en augmenter la valeur marchande, contribuant à la sécurité alimentaire et aux revenus locaux.
En effet, si le Parzik est connu pour sa dimension infrastructurelle -notamment la réhabilitation et la mise à niveau des 110 km du tronçon Edéa–Kribi et l’aménagement de 39 km du tronçon Lolabé–Campo jusqu'au pont transfrontalier sur le fleuve Ntem avec la Guinée Équatoriale- il intègre une composante sociale. Selon la Banque africaine de développement (BAD), principal bailleur de fonds, cette composante dédiée aux activités socio-économiques vise à : « amplifier l’impact socio-économique, réduire les poches de fragilité et les déséquilibres du genre dans sa zone d’influence ».
Bien que le montant alloué spécifiquement à cette formation ne soit pas précisé, le coût global du Parzik lui, est estimé à environ 141 milliards FCFA dont 101 milliards FCFA représentant un prêt de la BAD et une contrepartie de d’environ 30 milliards FCFA de l’Etat du Cameroun. L’on se souvient qu’en janvier 2025, le chef de l’Etat Paul Biya a marqué son accord pour la contractualisation d’un prêt de 39,629 millions d'euros (environ 26 milliards de Fcfa) avec la BAD. Ce financement venait se joindre à l’accord de prêt 14,3 millions d’euros soit environ 75milliards de Fcfa ratifié le 8 février 2023. Ce qui porte globalement à 153,929 millions d’euros soit environ 101 milliards FCFA.

