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Avant la radicalisation de la secte terroriste Boko Haram au Nigeria et le début de son expansion au Cameroun et au Tchad, les échanges commerciaux entre les deux pays tournaient autour de 4000 milliards Fcfa chaque année, malgré la contrebande. Une étude du bureau local de la Banque mondiale révélait en 2012 que le volume des produits nigérians importés par le Cameroun était estimé à 58% (contre 8% pour ses exportations). Ce pays voisin, qui compte environ 190 millions d’habitants, était resté jusqu’en 2016 le premier fournisseur du Cameroun, avec un chiffre d’affaires qui dépassait les 430 milliards Fcfa, toujours selon le ministère des Finances. Comme pour ne rien arranger, la crise séparatiste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest – deux régions qui partagent une longue frontière terrestre avec le Nigeria - est venue se greffer à celle de Boko Haram. Depuis 2014, les deux pays ont paraphé un accord de libre-échange, qui permet au Cameroun de pouvoir accéder au marché nigérian (et vice-versa), sans autres obstacles que des contraintes purement commerciales.
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Dans la première année de mise en œuvre de cet accord bilatéral, la balance commerciale du Cameroun, largement déficitaire, avait commencé à se rééquilibrer progressivement. L’on avait noté une nette amélioration des exportations dans les secteurs de l’agriculture, de l’agro-industrie, de la savonnerie, de la chocolaterie, des industries brassicoles, du textile, de l’aluminium, de l’artisanat, ainsi que dans les services. En attendant les chiffres officiels actualisés, les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Nigeria sont plus que jamais au ralenti.

