Omnium Services, filiale camerounaise du groupe français SNEF (Société Nouvelle d’Exploitation Électrique), a clôturé l’exercice 2023 sur une perte nette de 1,3 milliard de FCFA, selon une annonce légale récemment publiée. Pour absorber cette perte, l’entreprise a effectué un jeu d’écriture comptable sur son capital social.
D’après les informations rendues publiques, le conseil d’administration a d’abord procédé à une augmentation de capital d’un montant équivalent à celui de la perte, soit 1,3 milliard de FCFA, par incorporation du compte courant de l’actionnaire unique, la maison mère SNEF SA. Le capital est ainsi passé de 680 millions à 1,98 milliard de FCFA. Cette augmentation a immédiatement été suivie d’une réduction de capital de même montant, par imputation directe sur les pertes, ramenant le capital à son niveau initial de 680 millions FCFA.
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Aucune explication n’est fournie quant à l’origine de cette contre-performance financière. Pourtant, un an plus tôt, la société se félicitait de la réussite de plusieurs contrats, notamment la sous-traitance pour l’installation de l’infrastructure télécom du GUCE, ou encore des projets électriques et d’automatisation en partenariat avec Schneider Electric à Douala et Yaoundé. Depuis, aucune activité n’a été signalée sur ses canaux de communication. Sollicitée par EcoMatin, la direction d’Omnium n’a pas souhaité faire de commentaires.
Active depuis plus de 25 ans au Cameroun, Omnium Services est référencée comme installateur agréé auprès de l’Agence de régulation des télécommunications (ART). Entre 2010 et 2020, la société a occupé une position dominante sur le marché du génie électrique, avec un chiffre d’affaires annuel moyen estimé à 8 millions d’euros, représentant environ 45 % de parts de marché selon un rapport interne de 2021. La maison mère SNEF décrivait alors sa filiale camerounaise comme solide mais faiblement rentable, avec une croissance modérée et un endettement maîtrisé.
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