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Cameroun : Paul Biya autorise un prêt de 188 milliards de Fcfa pour le financement de projets de développement

C’est à la faveur de 3 décrets présidentiels signés le 3 avril dernier. Les fonds à mobiliser par le ministre de l’Economie devraient permettre de financer des projets dans les secteurs : privé et de l’eau.

Publiée samedi 6 avril 2024 à 10:20:24Modifiée samedi 6 avril 2024 à 10:20:27Temps de lecture 4 minPar Cindy MBALA BETINE

Paul Biya, président de la République du Cameroun

Le 3 avril 2024, le président de la République du Cameroun a autorisé le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) à contracter trois prêts d’un montant global de 188,1 milliards de Fcfa. Ceci dans l’optique de financer des projets de développement dans les secteurs privé et de l’eau. Dans le détail ce prêt doit être contracté auprès de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 133,2 milliards de Fcfa (203,1 millions de dollars), pour financer le projet d'aménagement territorial et de promotion du secteur privé dans la région de l'Extrême-Nord, mis en œuvre par le ministère des Travaux  publics  à  travers  la  Cellule  de  projets  routiers  à financement conjoint (CPR-FC).

Lire aussi : Accès à l’eau : au Cameroun, Camwater annonce un plan d’investissement de 36 milliards de Fcfa à l’Est

Le projet en question est cofinancé par la BAD qui devrait apporter 133 milliards de Fcfa (203,1 millions d’euros) sous forme de prêt et l’Union européenne via un don de 19,6 milliards de Fcfa (30 millions d’euros). La contrepartie à verser par le gouvernement serait de 2,4 milliards de Fcfa (3,7 millions d’euros), pour un coût global du projet de 155,3 milliards de Fcfa (236,8 millions d'euros). Selon un rapport d’évaluation du projet dressé de la BAD sur le projet, le calendrier y afférent prévoit un démarrage de 1er novembre 2023 au 31 mars 2030.

Lire aussi : Cameroun : le secteur privé a dépensé près de 1 000 milliards de Fcfa en 5 ans pour payer la prestation des services étrangers

L’objectif global du projet est de contribuer à l’aménagement du territoire, à l’amélioration du système de transport et à la promotion du secteur privé en vue de l’émergence d’un pôle de développement intégré dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Plus spécifiquement, le projet vise : la promotion des échanges commerciaux entre ces Etats ; l’amélioration de la fluidité du trafic sur les corridors régionaux entre le Cameroun et le Tchad ; la réduction du temps de parcours et les coûts de transport , ainsi que le renforcement de la sécurité routière ; la création des conditions propices à l’exploitation optimale des bassins de production identifiés dans la zone ; la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations ; l’amélioration de l’intégration régionale et nationale grâce à des infrastructures routières performantes sur les tronçons de ces corridors de désenclavement ; et l’amélioration de la résilience des populations face aux chocs  sécuritaires et climatiques.

Lire aussi : Minéralisation, privatisation…: comment les droits de l’Homme à l’eau sont bafoués au Cameroun

54,9 milliards de Fcfa pour un projet d’adduction d’eau

Les deux derniers prêts que sont respectivement une facilité de crédit de 43,7 milliards de Fcfa (72 millions de dollars) et un business agreement de 11,2 milliards de Fcfa (18,7 millions de dollars) avec la Standard Chartered Bank et la Private Export Funding Corporation. Précisons que l’accord de la facilité de crédit qui sera mise à la disposition du Cameroun sera garanti par Eximbank USA. Les fonds à mobiliser ici devraient être alloués au  projet de création d'un pool intercommunal d'équipements de génie civil et d'adduction d'eau. Lorsque nous mettions cet article sous presse, nous n’avions pas encore plus d’informations sur le projet à financer, mais l’on peut subodorer sur le fait que le pool intercommunal d’équipements de génie civil et d’adduction d’eau qui veut être créé devrait s’adresser aux Collectivités territoriales décentralisées. Celui-ci devrait alors être envisagé comme un projet devant améliorer la fourniture et la disponibilité de l’eau dans l’ensemble du pays qui est déficitaire. Tenez par exemple, pour la seule ville de Yaoundé, l’offre actuelle est de 180.000 m3/j, produits par les usines d’Akomnyada (130 000 m3/j) et de la Mefou (50.000 m3/j), pour une demande de 230.000 m3/j. Calculette en main, on se rend compte que le déficit journalier se chiffre à 50.000 mètres-cubes. 

Lire aussi : Développement régional : la Commission de la Cemac et le secteur privé peaufinent leur nouvelle feuille de route

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