Six. C’est le nombre de banques opérant actuellement au Cameroun qui disposent déjà d’un capital social d’au moins 25 milliards FCFA, conformément à la nouvelle norme fixée par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). La dernière à avoir franchi ce cap est BGFI Bank Cameroun, qui a validé le 27 février 2026 une augmentation de capital portant ses fonds propres de 20 à 50 milliards FCFA.
Avec cette opération, l’établissement rejoint Afriland First Bank (50 milliards FCFA depuis 2022), la BICEC (49,08 milliards FCFA depuis 2020), CCA-Bank (29,4 milliards FCFA depuis 2022), Atlantic Financial Group – AFG (25 milliards FCFA depuis mars 2023) et Africa Golden Bank – AGB (25 milliards FCFA depuis mai 2025).
Après la reprise des activités de Standard Chartered Bank en décembre 2025, Access Bank Cameroun affiche devrait atteindre 24,5 milliards FCFA de capital social, soit 98 % du minimum requis ; il lui reste 500 millions FCFA à mobiliser. La Commercial Bank Cameroon (CBC), avec 24 milliards FCFA, atteint 96 % du seuil.
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En revanche, plusieurs établissements restent en deçà des 25 milliards FCFA, notamment Société Générale Cameroun (12,5 milliards FCFA), UBA Cameroun (10 milliards FCFA), SCB Cameroun (10,5 milliards FCFA), Ecobank Cameroun (10 milliards FCFA), NFC Bank (10 milliards FCFA), Citibank Cameroun (10 milliards FCFA), UBC (10 milliards FCFA) et La Régionale Bank (10,12 milliards FCFA). Ils devront franchir un premier palier d’ici fin 2026, puis atteindre 20 milliards fin 2027 et 25 milliards fin 2028. Bange Bank Cameroun, avec 16 milliards FCFA, est également concernée par ce calendrier.
Il faut dire que depuis le 1er janvier 2026, toute banque qui souhaite opérer au sein de la CEMAC doit disposer d’un capital minimum de 25 milliards FCFA, contre 10 milliards auparavant. Cette réforme, inscrite dans un projet de règlement en cours d’examen, vise à « renforcer la résilience du système financier sous-régional face aux chocs économiques et prudentiels », selon la COBAC. Une période transitoire de trois ans (2026-2028) est toutefois prévue pour permettre aux autres établissements de se conformer progressivement.
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Pour rappel, la dernière révision des seuils de capital dans la sous-région remonte à 2009. Selon la Cobac, malgré l’entrée d’une quinzaine de nouveaux acteurs depuis lors, près de 40 % des 56 banques recensées en 2024 dans la CEMAC demeurent de petite taille, à marges financières limitées. Le relèvement du capital minimum pourrait ainsi accélérer les opérations de fusion, d’adossement ou de retrait, au profit d’institutions plus solides et mieux capitalisées.

